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Square Solférino

Posté par rouen1900 le 14 mai 2015

Jardin Solferino

Lors du grand réaménagement urbain du Second Empire on dégagea toute une zone insalubre à l’angle nord-est des rues Jeanne d’Arc (autrefois rue de l’Impératrice) et Lecanuet (autrefois rue de l’Hôtel de Ville). Ce quartier était jusqu’alors composé d’un réseau de ruelles très étroites, entourant la Halle aux Tanneurs. Il était traversé par la Rennelle, petit cours d’eau issu de la source Gaalor et qui charriait les odorantes eaux usées des tanneries qui le jouxtaient.

Si une partie de cet emplacement servi à l’édification du Musée des Beaux Arts et de la Bibliothèque, l’autre partie, 9 000 m2 environ, fut transformé en jardin.

Aménagé par Emile Beaucantin, il reçu en 1860 le nom de Square Solférino, en souvenir de la victoire toute récente (1859) de Napoléon III sur l’armée autrichienne de François Joseph en Lombardie.

Inauguré le 5 septembre 1863, il était, à l’origine, planté d’une cinquantaine d’arbres et de trois milles arbustes répartis autour d’un plan d’eau surmonté de rochers formant une cascade alimentée par la source Gaalor.

Au fil du temps d’autres arbres furent ajoutés au décors, certains provenant des réserves du Jardin des Plantes, et le promeneur peut désormais y admirer, parmi les 80 spécimens présents, un Ginkgo biloba, un noyer du Caucase, un plaqueminier faux lotier, un faux vernis du Japon, un sophora du Japon, un copalme d’Amérique, un cèdre de l’Atlas, un séquoia géant ou bien encore un métaséquoia…

Plusieurs statues furent ajoutées au début du XXème siècle : le buste de Maupassant, le monument des frères Bérat et la statue de Jean Revel.

Le square pris en 1926 le nom de Charles Verdrel, maire de Rouen de 1858 à 1868, sous le mandat duquel fut réalisée l’ « Haussmannisation rouennaisse ».

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Statue de Napoléon

Posté par rouen1900 le 10 mai 2015

Statue de Napoléon 2     Statue de Napoléon 1

La Physionomie de Rouen fut profondément modifiée sous le Second Empire par le nouveau plan d’urbanisme adopté en 1859. Cette « hausmannisation rouennaise » impliqua, entre autre, l’ouverture de la rue de l’Impératrice (actuelle rue Jeanne d’Arc) et de la rue de l’Hôtel de Ville (plus tard rebaptisée rue Thiers et aujourd’hui rue Jean Lecanuet).

Devant l’Hôtel de Ville, face à la Rue du même nom, on plaça la statue de Napoléon Ier, seule statue équestre de la ville. La popularité du vainqueur de Marengo, d’Austerlitz et d’Iéna était à son comble à cette époque ou son neveu Napoléon III avait rétabli le trône impérial.

Inaugurée le 15 aout 1865, jour de l’anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte, cette statue est l’œuvre de Gabriel Vital Dubray. Le piédestal est, quant à lui, de Louis Desmarest. Le bronze utilisé pour la réaliser provient indirectement des canons qui furent saisis lors de la bataille d’Austerlitz.

En effet, si la plus grosse partie des canons d’Austerlitz servi à la construction de la Colonne Vendome, une vingtaine d’entre eux furent mis à la disposition de l’Administration des Monnaies et Médailles pour la réfection des balanciers qui servaient à frapper les pièces. Certains de ces balanciers furent envoyés à l’Hôtel des Monnaies de Rouen et ce sont eux que l’on récupéra lors de la fermeture de cette succursale en 1852.

Autre particularité de cette statue équestre, elle échappe à la tradition (qui tient peut être plus de la légende que de la réalité) qui veut que la posture du cheval renseigne sur les conditions de la mort de son cavalier : lorsque le cheval a les deux antérieurs levés, son cavalier serait mort au combat ; lorsque seul l’antérieur droit est levé, son cavalier aurait été assassiné (ou tué par ses adversaires, hors du champ de bataille) ; et lorsque seul l’antérieur gauche est levé, le cavalier serait mort à la suite de ses blessures au combat. A contrario si les quatre jambes du cheval touchent terre, le cavalier serait mort naturellement.

La popularité de l’Empereur n’étant plus la même, il fut question de supprimer sa statue sous la Troisième République. Elle échappa de peu à la fonte, tout comme elle y échappa à nouveau pendant la seconde guerre mondiale.

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Fleche de la Cathédrale

Posté par rouen1900 le 14 avril 2015

Fleche de la Cathédrale

La Cathédrale romane, qui fut détruite par l’incendie de 1200, possédait déjà une « pyramide de pierre » construite selon la volonté de Maurille, archevêque de 1055 à 1067.

La Cathédrale gothique construite a partir de 1200, était pourvue d’une tour lanterne à la croisé du transept sur laquelle fut élevée dès l’origine une flèche en bois recouverte de plomb, appelée « la tour grêle » ou « l’aiguille ». Peu d’information nous sont parvenues sur cette flèche. Dans sa Chronique des archevêques de Rouen, Jean Dadré note qu’elle était « d’une pique ou de quinze pieds plus haute que celle qui vient d’être incendiée« . Elle était par ailleurs surplombée d’une croix de fer et d’un coq qui, tous les deux, furent renversés lors d’un ouragan en 1353, et remontés l’année suivante. Le 4 octobre 1514, lors de travaux de restauration, l’incendie se déclara dans la tour grêle qui fut entièrement ravagée.

Les travaux de reconstruction furent confiés à Roulland Le Roux qui venait d’achever l’Hôtel de Bourgtheroulde. Celui-ci construisit un nouvel étage à la tour lanterne (avec, dit-on, une statue le représentant à l’angle sud-ouest) mais son projet de flèche en pierre fut abandonnée après maintes tergiversations et la probable survenance de difficultés financières.

Faute de flèche c’est dont une sorte d’appentis en bois qui vînt coiffer la tour durant une trentaine d’années. Celui-ci est visible sur la Grande Vue du Livre des Fontaine de 1525.

Livre des Fontaines

Les travaux reprirent finalement en 1542 sous la direction de Robert Becquet et grâce aux fonds de Georges II d’Amboise. Cette « pyramide », comme on la nomma alors, fut terminée en 1544. Construite en bois et recouverte de plomb doré elle mesurait un peu plus de 35m et était, elle aussi, surmontée d’une croix de fer de près de 5m et d’un coq. L’ensemble s’élevait alors à près de 121m du sol.

La pyramide vécu plus de deux siècles et demi. Elle résista à la foudre en 1625, 1627 et 1642. Elle survécu aussi aux débuts d’incendie causés par les travaux des charpentiers et des plombiers en 1713 et 1727.

En 1804 on dut entreprendre des travaux pour en reprendre l’assise. Malgré tout, la flèche n’était plus d’aplomb et s’inclinait vers le sud-ouest… Mais, au matin du 15 septembre 1822, à 5 heure, la foudre s’abattit sur l’édifice ! La flèche fut entièrement consumée dans cet incendie qui heureusement ne fit pas de dégâts irréparables sur le reste de la Cathédrale. Les témoins évoquèrent le plomb fondu qui, vomi par les gargouilles, ruisselait dans les rues alentour…

L’architecte Jean-Antoine Alavoine fut choisi pour la reconstruction de l’édifice. En 1823 il présenta ses premiers projets d’une flèche en fonte, retrouvant ainsi un matériaux qu’il avait déjà utilisé sur la Cathédrale de Sees en 1817.

Les travaux débutèrent en 1827 par la reprise de la maçonnerie sur la tour lanterne et le coulage des pièces chez Martin Duval, maître des forges de Conches. Deux ans plus tard, le Cardinal Prince de Croÿ, archevêque de Rouen, bénit les premières pièces de fonte, qui furent dés lors posées sans plus attendre.

Quand Alavoine mourut le 14 novembre 1834, les trois premiers niveaux de la flèche étaient achevés et les pièces des deux derniers étages étaient dors et déjà fondues. Le chantier fut officiellement repris par l’architecte Dubois secondé par Pinchon, ancien assistant d’Alavoine. En pratique cependant seul Pinchon, lui même assisté de son fils, travailla effectivement à l’édification du monument.

Les critiques qui accompagnaient la construction depuis la présentation du projet en 1823, se firent de plus en plus âpres. Le bulletin des Amis des Monuments Rouennais site en 2000, le journal de Melle Bauche dans lequel celle-ci écrit en 1838 : « Une flèche en fer remplacera celle que la foudre a renversée. Elle est déjà parvenue à une grande hauteur ; et cependant elle n’a pas encore atteint celle qu’on lui destine, et qui surpassera de beaucoup l’ancienne. Mais si elle a l’avantage sous ce rapport, je doute fort qu’elle l’égale jamais en grâce et en élégance. Elle a quelque chose de nu, de raide, qui est désagréable à la vue. On dit qu’elle doit être environnée de clochetons qui la feront paraitre moins grêle. Peut-être nos neveux la trouveront-ils très belle ; mais moi qui ai vu la première, je doute fort que celle-ci me la fasse jamais oublier. »

On commença également à remettre en cause les calculs d’Alavoine : la flèche en fonte n’était-elle pas trop lourde pour être supportées par la tour lanterne ? Des spécialistes se penchèrent sur la question et conclurent aux mêmes résultats que ceux auxquels avait aboutit l’initiateur du projet.

La révolution de 1848 provoqua la suspension du chantier qui, bien que tournant au ralenti depuis plusieurs années pour des raisons financières, était au trois quart achevé. Le lanternon qui devait couronner la flèche était dores et deja assemblé dans la cour du chantier, prêt à être monté. L’an suivant on renvoya les architectes et on solda les comptes : le chantier en restera la !

Face à cette flèche inachevée les critiques redoubles. Quelques grandes plumes s’emparèrent du sujet comme Gustave Flaubert en 1857 dans Madame Bovary qui décrit « cette espèce de tuyau tronqué, de cage oblongue, de cheminée à jour, qui se hasarde si grotesquement sur la cathédrale comme la tentative extravagante de quelque chaudronnier fantaisiste. » Et plutôt que de demander la reprise des travaux et la pose des derniers éléments qui fourniront à la flèche l’élégance que nous lui connaissons aujourd’hui, certains commencèrent à en réclamer la démolition pure et simple. Ainsi Eugène Julien dans sa Chronique de Rouen écrit : « Au nom de l’art, du bon goût et du respect qu’on doit à un monument historique comme la cathédrale de Rouen, nous demandons que la démolition de cette flèche soit ordonné et qu’on lui substitue quelque chose de beau, de grandiose et d’artistique digne enfin de notre cathédrale.« 

Il faudra attendre 1868 et l’insistance du Conseil Municipal, du Conseil d’Arrondissement, du Conseil Général et de l’Archevêché auprès de Napoléon III pour voir la reprise du chantier et ce malgré l’opposition a peine cachée de Viollet le Duc qui tenta d’empêcher cette reprise en réclamant de nouveaux calculs sur la solidité de la Tour Lanterne…

A nouveau interrompus par la guerre de 1870, les travaux reprirent suite à la visite du président Mac Mahon à Rouen en 1875. Soutenu par le chanoine Louis Robert, architecte de formation, le Cardinal de Bonnechose, archevêque de Rouen, avait en effet interpellé le président par ces mots : « Nous ne pouvons nous dispenser d’appeler votre sollicitude sur la situation. Depuis 27 ans, les travaux entrepris pour réparer un grand désastre sont interrompus…« 

L’achèvement du chantier fut confié à l’architecte Barthélémy (après qu’on eu une quatrièmement fois refait les calculs d’Alavoine sur la solidité de la construction !) Les travaux reprirent le 1er mars 1876 et s’achevèrent dés le 29 septembre… 28 ans d’attente pour moins de 7 mois de travaux ! La nouvelle flèche culmine à plus de 151m au dessus du sol. La Cathédrale de Rouen est alors le plus haut monument au monde ! Elle le restera jusqu’en 1880, date à laquelle La Cathédrale de Collogne lui ravit le titre pour 6m de plus.

Barthélemy proposa de parfaire l’ensemble par l’ajout de quatre clochetons pour encadrer la flèche. Il s’adjoint pour cette tache le ferronnier Ferdinand Marrou. Le premier clocheton fut posé en 1881. Malgré la mort de Barthélemy en 1882, le chantier se termina en 1884.

L’achèvement des travaux emporta l’adhésion des rouennais et fit taire les dernières critiques… Pas toutes ! En 1885 Guy de Maupassant dans Bel-Ami note que « la flèche aigüe de la cathédrale, cette surprenante aiguille de bronze était laide, étrange, démesurée, la plus haute qui soit au monde. »

En 1980-1981 une importante campagne de travaux de consolidation de la flèche a eu lieu. Bien qu’elle soit préconisée, la reprise des fixations des clochetons n’a pas eu lieu. Malheureusement en 1999, la tempête du 26 décembre emporta le clocheton nord-est. Les trois autres furent déposés en 2010 et à l’issu d’une nouvelle campagne de travaux, la flèche retrouva, fin 2012, l’aspect qu’elle avait difficilement obtenu en 1884.

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Trouver d’autres CPA de la Cathédrale sur Delcampe.

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Pont Corneille

Posté par rouen1900 le 16 janvier 2015

pont_corneille1

A la Révolution, un seul pont franchissait la Seine à Rouen. Il s’agissait d’un pont de bateaux peu sûr et dont l’entretien était très coûteux. Beaucoup réclamaient la construction d’un pont de pierre afin de faciliter la communication entre les deux rives.

Lors de sa visite en 1810, Napoléon promit aux rouennais la construction prochaine d’un nouveau pont. Ainsi trois ans plus tard, Marie Louise vint poser la première pierre de l’ouvrage dont la réalisation fut confiée à Corneille Lamandé (celui-là même qui venait d’achever la construction du pont d’Iena à Paris).

Ce n’est qu’en 1829 que le pont fut mis en service. D’abord appelé Pont de Pierre, on lui donna ensuite le nom de Pont Circonflexe en raison de sa forme, puis au gré des régimes politiques ce fut le Pont d’Angoulême, le Pont d’Orléans et enfin en 1848, le Pont Corneille.

En effet depuis 1834 le terre-plein central à l’extrémité de l’Ile Lacroix accueillait une statue de Pierre Corneille due au sculpteur David d’Angers (c’est cette même statue qui occupe aujourd’hui l’esplanade du Théâtre des Arts).

En juin 1940 l’armée française dynamita l’ensemble des ponts de Rouen pour freiner l’avancée des troupes allemandes.

Un nouveau « Pont Corneille » fut bâti à la Libération à l’emplacement même de son prédécesseur.

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Trouver d’autres CPA du Pont Corneille sur Delcampe

Pour en savoir plus : l’histoire des ponts de Rouen

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Posté par rouen1900 le 15 janvier 2015

 

 

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