Chapelle de la Vierge

Posté par rouen1900 le 4 juin 2015

Chapelle de la Vierge

La chapelle de la Vierge est la chapelle axiale de la cathédrale. Achevée vers 1310, elle est formée de trois travées droites et d’une abside à cinq pans.

Elle abrite, à son chevet, un autel et un retable en bois sculpté et doré de Jean Racine datant du milieu du XVIIème siècle, orné d’une Adoration des Bergers, due à Philippe de Champaigne.

On y trouve également de nombreux tombeaux : l’enfeu de Pierre de Brézé grand sénéchal d’Anjou, de Poitou et de Normandie mort en 1465 ; le mausolée monumental des cardinaux d’Amboise, réalisé en 1516 et représentant les orants de Georges d’Amboise et son neveu Georges II d’Amboise ; le tombeau et le transi de de Louis de Brézé, sénéchal de Normandie mort en 1531; le gisant du cardinal prince de Croy et l’orant du cardinal de Bonnechose tout deux archevêques de Rouen respectivement de 1824 à 1844 et de 1858 à 1883.

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Théatre des Arts

Posté par rouen1900 le 2 juin 2015

Theatre des Arts

Le Théâtre des Arts qui est présenté ici est le deuxième du nom. Inauguré en 1882, il fut construit sur les plans de l’architecte Louis Sauvageot, sur les quais à l’angle de la Rue Grand Pont, à l’emplacement même d’un premier théâtre détruit par les flammes le 25 avril 1876.

L’activité théâtrale rouennaise était alors très importante et les deux principaux théâtres de Rouen (La Théâtre des Arts et le Théâtre Français sur la place du Vieux Marché) ouvraient leurs portes chaque soir ! Les spectateurs y étaient toujours très nombreux, il faut dire que la télévision n’existait pas encore…

La réputation du Théâtre des Arts dépassait les frontières de la Normandie… Sur une carte du 16 mars 1900 présentée sur le site cparama on peut lire : « Je t’envoie le Théâtre des Arts que tu connais bien du reste. Les journaux ont dû en parler dernièrement à l’occasion de la représentation de Siegfried. Beaucoup de parisiens ont quitté leur capitale pour assister à cet Opéra ; les deux tiers de la salle avaient été retenues par eux : c’est te dire le succès.« 

Au rez de chaussée se trouvait le Café Victor souvent noir de monde.

Détruit pendant la guerre, un nouveau Théatre des Arts sera construit plus à l’ouest entre 1952 et 1962.

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Monument des Freres Berat

Posté par rouen1900 le 30 mai 2015

Monument Freres Berat

Inauguré dans le square Solferino le 1er octobre 1905 ce monument est l’œuvre de l’architecte Georges Bourienne et du sculpteur Alphonse Guilloux. C’est une pierre levée peu dégrossie dont l’aspect brut fait écho aux rochers formant la cascade du bassin. S’en détache une branche de pommier portant une lyre rappelant la musique de Frédéric Berat et un palette faisant quant-à elle référence aux dessins de son frère Eustache.

Frédéric est né 11 mars 1801. Il quitte Rouen, ses études achevées, et s’installe à Paris ou il est employé dans un commerce de textile rue du sentier puis à la Compagnie du Gaz. Il occupe son temps libre à l’écriture de chansons et fréquente la goguette parisienne de la Lice Chansonnière ou il les interprète parfois. Lié d’amitié avec le chansonnier Béranger, il rencontre le succès avec La Lisette de Béranger, Les Nouvelles de Paris, Mimi Pinson, Ma Prison, Bonne Espérance, Le Départ, La Montagnarde, Le Retour du Petit Savoyard ou encore Le Berger Normand. Mais c’est surtout Ma Normandie (souvent appelé J’irai revoir ma Normandie) qui, composée en 1836 pour Loïsa Pujet, restera dans les mémoires au point même de devenir l’hymne officiel de Jersey. Décédé à Paris le 2 décembre 1855, il est inhumé au cimetière du Père Lachaise.

Eustache est, quant-à lui, né le 4 décembre 1791 et devint professeur de dessin au Lycée Corneille. Il est également connu pour ses illustrations et ses caricatures. Autres talents à son actif :  il est également connu comme guitariste et chansonnier. C’est, en effet, l’auteur de plusieurs chansonnettes populaires à leur époque comme l’Amour Marchand de Meubles, Le Feu, Colette Vaut Mieux Que Cela, mais surtout J’ai Retrouvé Man Coutiau. Il est décédé à Granville le 22 novembre 1884.

Parmi les sept enfants de Jean-Charles Berat, négociant en cuir, huile et bleu de Prusse, rue Saint Etienne des Tonneliers, on compte en plus de Frédéric et d’Eustache : Charles Antoine (1789-1868) et Louis Narcisse (1792-1842) tout deux négociants qui prennent la suite de leur père ; Théodore (1797-1881) employé au gaz et à ses heures poète et compositeur de musique ; Justine (1798-1871) qui en 1820 devient l’épouse de l’imprimeur Emile Periaux (lui même fils de l’imprimeur et mathématicien Pierre et frère de Nicétas, auteur de l’indispensable Dictionnaire des Rues et des Places de Rouen) ; Eugène (1804-1880) écrivain.

Très érodé le monument a été retiré du Square Verdrel et attend actuellement dans les réserves municipales…

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Pour en savoir plus : l’article de publié sur le site du P’tit Pat Rouennais, dans lequel Daniel Caillet fait le point sur une éventuelle restauration et remise en place de ce monument et l’article très complet de Laurent Quevilly sur la chanson Ma Normandie.

 

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Place de la Haute Vieille Tour

Posté par rouen1900 le 28 mai 2015

Place Haute Vieille Tour 2     Place Haute Vieille Tour 1

Le nom de cette place rappelle la tour édifiée vers 970 par le duc de Normandie Richard Ier. Détruite au XIIIème siècle, des halles furent construites à son emplacement.

Des lors la place de la Haute Vieille Tour est ceinte par une rangé de maisons à l’ouest et par trois halles : halle aux draps au nord, halle aux grains à l’est et halle aux toiles au sud.

Au file du temps l’usage des différents bâtiments évolua et en fonction des besoins on y trouva une caserne, un arsenal ou plus récemment l’école des Beaux Arts, le siège de nombreuses associations et même un magasin de stockage pour les décors du théâtre des arts.

On accède à cette place au nord par la Rue de l’Epicerie, souvent représentée sur les toiles des peintres (impressionnistes notamment), qui mène à la Place de la Calende, face au portail sud de la Cathédrale, ou bien au sud par un passage sous la Halle aux Toiles et la Ferté Saint Romain ralliant la Place de la Basse Vieille Tour.

Très animée, cette place recevait chaque vendredi un grand marché. L’animation redoubla à partir de 1903 lorsque fut construit au sud-ouest la Bourse du Travail devant laquelle eurent lieu nombre de manifestations comme en 1910 lors de la gréve des terrassiers.

Balayé par l’incendie de juin 1940, les bombardements de 1944 n’auront que peu de dégât à causer à cette ensemble déjà en ruine ! A la Libération seule la Ferté Saint Romain reste miraculeusement débout et presque indemne au milieu d’un amas de gravas…

Seule la Halle aux Toiles sera reconstruite et la Place ne retrouvera jamais sa vie d’antan. Morne (pour ne pas dire morte) elle accueille aujourd’hui un triste parking…

Pour en savoir plus : une photo de la place en 1949.

 

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Le Marégraphe

Posté par rouen1900 le 26 mai 2015

Inondations 3     Le Marégraphe pendant la Crue de la Seine en 1910

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Cet édifice du quai de Boisguilbert fut construit en 1885 par l’architecte Lucien Lefort. Malgré sa dénomination actuelle, cette tour n’avait pas vocation à l’origine a devenir un marégraphe. C’était alors un château d’eau fournissant de l’énergie hydraulique au nouveau système de grues du port.

Rempli grâce à une machine à vapeur, l’eau qui y était contenu dans le réservoir était mise sous pression grasse un cylindre en fonte de soixante tonnes. Elle était ensuite distribuée à la demande vers les grues qu’elle activait.

En 1893, on ajouta une horloge et un marégraphe à ce château d’eau. Le cadran de celui-ci, sur la façade sud visible du fleuve, est divisé en quatre parties par deux lignes blanches. Au sommet de la ligne verticale est inscrit en lettre capitale rouge PM, comme Pleine Mer, et en bas de cette ligne, toujours en lettre capitale rouge BM, comme Basse Mer. Aux deux extrémités de la ligne horizontale est inscrit ½, comme demi marée. L’aiguille de couleur rouge tourne dans le sens des aiguilles d’une montre et indique le niveau actuelle de l’eau.

En 1918, on ajouta un plaque commémorative dédiée à Robert Fulton qui réalisa dans le bassin Saint Gervais les premières expériences avec son sous-marin le Nautilus, construit dans les chantiers Perrier à Rouen.

Inscrit au titre des monuments historiques en 1997, le marégraphe fut entièrement restauré en 2009 mais ne possède plus son dispositif hydraulique.

Deux autres châteaux d’eau-marégraphes furent construits à Rouen : l’un quai Ferdinand-de-Lesseps en 1910 et l’autre quai Jean-de-Béthencourt postérieurement.

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