Tour Saint André

Posté par rouen1900 le 2 juillet 2015

Tour Saint Andre

Placée en dehors des premiers murs de la ville, cette paroisse s’appela d’abord Saint André de la Porte aux Fèvres, en raison des forgerons qui habitaient le quartier. Lorsque la ville s’étendit, la paroisse fut englobée dans les remparts et l’église pris le nom de Saint André de la Ville, pour la différencier d’une autre église, située près de la porte Cauchoise, Saint André hors la Ville.

L’édifice fut reconstruit à partir de 1486 : la nef est rebâtie en 1521, la tour est construite de 1541 à 1546 et le grand portail est achevé en 1556.

Dans son Histoire de Rouen, Farin décrit le clocher de Saint André comme «un ouvrage achevé, percé au jour de tous costés, et que l’on peut mettre au nombre des plus beaux de la ville».

Fermée au culte à la Révolution, l’église, ainsi que que le presbytère, le cimetière et les constructions qui les entourent, sont vendus comme biens nationaux. La tour sert alors d’atelier pour fondre des plomb de chasse : on lâchait du haut de la tour des gouttes de plomb fondu qui se solidifiaient en billes rondes lors de leur chute.

Lors du percement de la rue de l’Impératrice (actuelle rue Jeanne-d’Arc) en 1861, l’église est détruite et il n’est conservé que la tour.

Au pied de celle ci on remonta quelques façades anciennes (dont la Maison de Diane de Poitiers) qui abritèrent l’Office de Tourisme jusqu’à leur destruction pendant les bombardement de 1944.

Publié dans Monuments Religieux | Pas de Commentaire »

Hotel de Romé

Posté par rouen1900 le 30 juin 2015

Hotel de Romé

Cet hôtel particulier fut construit vers 1525 pour Nicolas de Romé, Seigneur de Fresquienne et du Bec-Crespin, Conseiller du Roi et Maître des Requêtes.

Celui-ci le vendit en 1589 à l’administration royale qui y installa la Cour des Comptes deux ans plus tard.

Le bâtiment était alors constitué de deux ailes perpendiculaires : l’une à l’ouest et l’autre au sud. Puis, au fur et a mesure des agrandissements successifs, l’édifice pris la forme d’un carré ouvert sur une cour intérieur. La chapelle, au rez de chaussé de l’aile sud fut transformé en loggia permettant de traverser le bâtiment depuis le rue des Carmes jusqu’à la rue Saint Romain.

L’ancienne Cour des Comptes a été classée au titre des monuments historiques en 1886.

Malheureusement elle fut fortement touchée par les bombardements alliés de 1944 et resta longtemps à l’abandon. En 1971, lorsqu’on construisis le Palais des Congrès, on pris la décision de ne conserver que le rez de chaussé et le premier étage de la façade sur cour de l’aile ouest, bien que d’autres parties auraient semble-t-il pu être sauvées.

Cette façade rescapée fut conservée à l’intérieur du Palais des Congrès et est, depuis la démolition de celui-ci et après restauration complète, rendue au regard du public dans la cour intérieure de l’espace Monet-Cathédrale.

Certaines pierres sculptées de l’Hôtel de Romé ornent aujourd’hui l’entrée de la Chambre Régionale des Comptes (héritière de la Cours des Comptes) dorénavant installée dans l’Hôtel Delamare Deboutteville, rue Bouquet.

Il est également plaisant de noter qu’Etienne Pascal, père de célèbre philosophe Blaise Pascal, travailla à cette Cour des Comptes, de janvier 1640 à mai 1648, comme Commissaire du Roi pour la levée des tailles. Et c’est peut être bien pour aider son père dans ses fonctions que le jeune Blaise, qui ne songeait pas encore a écrire ses pensées, eu l’idée, en 1641, à l’age de 18 ans, d’inventer sa machine d’arithmétique, surnommée Pascaline et ancêtre de nos calculatrices modernes.

Publié dans Hotels Particuliers, Monuments Civils | Pas de Commentaire »

La Grace de Dieu

Posté par rouen1900 le 28 juin 2015

Grace de Dieu

Au XIXème siècle les cochers qui allaient de Bonsecours à Rouen lançaient leurs voitures dans la descente en invoquant la grâce de Dieu. Cela donna son nom à ce quartier sur les coteaux.

 

Publié dans Vues Générales | Pas de Commentaire »

Statue de Pouyer Quertier

Posté par rouen1900 le 26 juin 2015

Statue Pouyer Quertier

Inaugurée le 11 novembre 1894 sur la Place Cauchoise, la Statue de Pouyer Quertier est due à l’architecte Jules Adeline et au sculpteur Alphonse Guilloux.

Elle rend hommage à Augustin Pouyer Quertier, décédé trois ans plus tôt à Rouen le 2 avril 1891

Cet industriel, né à Etouteville en Caux en 1820 était connu dans la région pour ses fabriques de cotonnade (dont la célèbre Foudre au Petit Quevilly). Il participa également à la création d’une « Compagnie Française » pour la culture du coton en Algérie et, plus tard, fonda la « Compagnie Française du Télégraphe de Paris à New York » (surnommé PQ selon les initiales de son président-fondateur) qui favorisa les agences de presse.

Homme politique il fut très longtemps maire de Fleury Sur Andelle dans l’Eure et s’était fait connaitre au niveau national comme Député, puis comme Ministre des Finances. En 1871, il représenta la France au traité de Francfort qui officialisa la Paix avec l’Allemagne à l’issue de la guerre de 1870-1871, ce qui lui valu une popularité mi-figue mi-raisin…

Maupassant s’est inspiré de Pouyer Quertier pour son créer le personnage de Carré Lamadon dans Boule de Suif en 1880.

Il repose aujourd’hui au Cimetière Monumental de Rouen. Quant à sa statue elle fut, comme beaucoup d’autre malheureusement, fondue par les Allemands en 1941.

Publié dans Statues | Pas de Commentaire »

L’Alhambra

Posté par rouen1900 le 24 juin 2015

Alhambra     Brasserie de l'Alhambra     Salle de l'Alhambra

En 1906, l’architecte Victorien Lelong (qui est aussi Directeur de l’Ecole des Beaux Arts) est chargé de construire l’Alhambra, une nouvelle salle de spectacle, permettant de projeter les premiers films cinématographiques.

Ce bâtiment art-nouveau, avec sa coupole oblongue qui s’éclaire de l’intérieur est le symbole même de la modernité. Mais aussi de la vulgarité pour certains ! Déjà, sur la façade, le triptyque du sculpteur Alphonse Guilloux, « La Danse », effraie les plus puritains. Mais le comble est atteint lorsque les yeux se posent sur la verrière qui occupe l’espace juste au dessous de ces statues : des femmes nues dont la représentation est d’un réalisme tel qu’on affirme pouvoir distinguer les poils de leur pubis… Chacun voulu savoir quels spectacles on pouvait bien donner derrière une telle façade ! Et chacun alla y voir…

Au reste, le spectacle était bien moins licencieux ! Dans une salle de 1650 places, on proposait les premiers balbutiements de cinéma entrecoupés de scènes de théâtre ou de music-hall. Les spectateurs pouvaient ensuite s’attabler dans la brasserie qui occupait une partie du lieu.

Le succès ne fut, cependant, pas immédiat… Un incendie ravagea une partie du bâtiment et la faillite survint. Au rythme des changements de propriétaire, l’Alhambra devint l’impérial Cinéma, puis l’Omnia en 1910.

Le 13 aout 1918, l’une des rares bombes tombées sur Rouen pendant la Première Guerre Mondiale, détruisis la scandaleuse verrière dont on avait tant parlée.

La Seconde Guerre Mondiale quant à elle signa la fin du bâtiment : l’incendie de 1940, les bombardements de 1944, les travaux de reconstruction avec la surélévation des quais l’emportèrent.

Publié dans Salles de Spectacles | Pas de Commentaire »

123456...22
 

Pépé à la guerre Mémé à l&#... |
Quatriemea |
L'histoire et les lége... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mesfanfic1
| Timzeer
| Pierrelesoumis