Casernes et Militaires

Posté par rouen1900 le 14 janvier 2015

caserne1   caserne2

Ces deux cartes postales sont des cartes-photos éditées par le photographe G. Belleville dont le studio était situé rue Boucher de Perthes à deux pas de la Caserne Richepanse.

La présence militaire à Rouen est évidemment bien antérieure à ces clichés. Au début du XVIIIème siècle les troupes étaient logées directement chez les rouennais. Afin de mettre un terme à cette cohabitation difficile et de soumettre les soldats à une discipline militaire plus stricte, l’autorité royale décida la construction de casernes.

La première, la Caserne Saint Sever était à l’emplacement approximatif de notre actuelle Cité Administrative. Elle fut construite de 1713 à 1729 et agrandi en 1774. En 1818 on réquisitionna les bâtiments de l’ancien Prieuré Bonne Nouvelle (future Caserne Pelissier).

La concentration des casernes rive gauche posait un problème : lors des périodes de crue, la Seine devenant infranchissable, les casernes se trouvaient isolées de la ville et les soldats ne pouvaient plus assurer le contrôle de la population et la répression des soulèvements, encore fréquents dans les périodes de chômage et de famine.

L’intendant décida donc la construction en 1776 d’une nouvelle caserne, rive droite, à l’emplacement du Pré aux Loup (future Caserne Jeanne d’Arc).

Pendant la seconde moitié du XIXème d’autres casernes furent crées rive droite : Casernes Hatry, Trupel et Philippon.

Rive gauche, la construction de la gare d’Orléans en 1898 provoqua la destruction de la Caserne Saint Sever. Quelques années auparavant cependant deux nouvelles casernes avaient été crées : la Caserne Richepanse et la Caserne Duvivier.

Jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale ces casernes abritèrent principalement les 39ème et 74ème Régiments d’Infanterie. André Maurois, conscrit de 1903, témoigna de la rivalité entre les deux régiments : « Pour moi, homme du Sept-Quatre, tout homme du Trente-Neuf était mal astiqué, tout officier ignorant de la tactique, toute coutume régimentaire bizarre. C’était un autre monde, presque inintelligible. Ils boutonnaient leurs capotes à droite quand nous boutonnions les nôtres à gauche ; leur demi-tour était lent, leur maniement d’armes absurde et leurs refrains régimentaux affreux. »

Peu de caserne subsistent aujourd’hui : la Caserne Duvivier n’a pas survécut aux bombardements de 1944, la Caserne Pelissier a été abattue pour faire place à des immeubles de logements, la Caserne Richepanse, démolie en partie, conserve quelques bâtiments abritant des services municipaux.

La Caserne Hatry fut détruite au profit d’une nouvelle caserne de gendarmerie adaptée au besoin du temps… La Caserne Trupel servie pendant longtemps de garage municipal avant d’être abandonnée depuis 2001…

La Caserne Philippon abrite toujours l’Armée. Quant à la Caserne Jeanne d’Arc elle accueille aujourd’hui le Conseil Régional.

plan_casernes

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Maison néo-gothique de la rue du Donjon

Posté par rouen1900 le 12 janvier 2015

maison neogothique 1      maison neogothique 2

Cette carte postale de la Tour Jeanne d’Arc a été envoyée en 1916, quelque mois seulement après la fin de la construction de la maison néo-gothique que l’on aperçoit à gauche du cliché et qui est agrandie sur la seconde photo.

Depuis un siècle cette maison connaît bien des vicissitudes… Occupée par la Gestapo pendant l’occupation, elle sera en suite utilisée par Pierre Granier-Deferre pour servir de décor à son film « Adieu Poulet » (voir un extrait du film).

Depuis quelques années des problèmes structurels, datant à priori de la construction même du bâtiment, se faisaient de plus en plus sentir, se traduisant par un lent basculement de l’ensemble.

En 2012, un projet d’hôtel prévoyait la démolition du « garage catois » qui jouxte cette maison et le déplacement de cette dernière qui devait être démontée puis remontée pierre par pierre à 5 mètres de son emplacement d’origine.

Ce projet à pris forme il y a quelques jours avec la démolition du garage et…. de la maison elle même !

Elle devrait finalement être reconstruite à l’identique et parée de quelques éléments d’origine sauvegardés.

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Trouver d’autres CPA de la Tour Jeanne d’Arc sur Delcampe.

Pour en savoir plus sur la démolition de cette maison :

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Histoire des Ponts de Rouen

Posté par rouen1900 le 10 janvier 2015

livre des fontaines     vue generale bonsecours

Le premier pont ayant existé avec certitude à Rouen fut construit vers 1160 par la volonté de Mathilde l’Emperesse, petite fille de Guillaume le Conquérant, d’où son nom de Pont Mathilde. C’est lui que l’on découvre sur le premier cliché qui reprend la grande vue du Livre des Fontaine de Jacques Lelieur en 1525. Composé de douze arches son entrée était défendu rive gauche par une fortification, La Barbacane, elle même reliée à  la terre ferme par un pont levis. Plusieurs fois mutilé lors des guerres et des sièges (1204 et 1418 notamment) il devient définitivement inutilisable au début du XVIIème siècle et fut démoli en 1661 à l’exception des piles qui demeurèrent longtemps.

Pour le remplacé on établi en 1626 un pont de bateaux visible sur le second cliché. Celui-ci devait être provisoire : il restera en service trois siècles, jusqu’en 1829 ! Celui-ci était composé de 19 bateaux maintenus par des pilotis, supportant un tablier de bois recouvert de pavés. Au XVIIIème siècle on aménagea un système permettant d’écarter deux des bateaux pour permettre la passage des navires remontant ou descendant la Seine. L’entretien de ce pont était onéreux (le péage qui y était pratiqué n’y suffisait pas) et son utilisation mal aisée. En 1810 Napoléon promit la création d’un nouveau pont de pierre.

Commença alors la construction du Pont Corneille que l’on plaça à l’extrémité de l’Ile Lacroix pour préserver l’intégralité du bassin portuaire. Il fut inauguré en 1829.

Afin de permettre la prolongation de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen vers Le Havre on construisit en 1843 le Pont aux Anglais ou Viaduc d’Eauplet.

En 1846 on ajouta le Pont Suspendu, qui eu une existante relativement brève : 38 ans seulement. Devenu trop fragile on décida en effet de le détruire des 1884 pour le remplacer par le Pont Boieldieu.

Puis en 1894 on construisit le Pont Transbordeur.

Ces quatre ponts fonctionneront jusqu’au 9 juin 1940, jour ou les Allemands entrèrent à Rouen. Afin de favoriser le replis des troupes françaises et d’empêcher l’ennemi de s’emparer des réserves de pétrole situées rive gauche, les ponts furent dynamités par le Génie Français.

Deux ponts de bateaux furent établis en réquisitionnant des péniches. Ils furent emportés par les glaces en 1941. On les remplaça par deux ponts fixes provisoires. L’ensemble fut bombardé en 1944 par les Alliés afin de préparer le Débarquement. C’est lors de ces bombardements visant les infrastructures sur le fleuve que fut détruit la quasi totalité du sud de la rive droite.

A la Libération, dés septembre 1944, les Américains installèrent un pont provisoire qui fut plus tard doublé et qui restera en place jusqu’en 1955.

Le Pont aux Anglais, qui ne fut que peu endommagé put être remis en état des la fin de l’année 1944. Les autres durent être entièrement reconstruit : le Pont Corneille en 1949 et le Pont Boieldieu en 1955.

En 1956 on ajouta le Pont Jeanne d’Arc, puis le Pont Guillaume le Conquérant en 1969, le Pont Mathilde en 1979 et enfin le Pont Flaubert en 2008.

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Pour en savoir plus sur les Ponts de Rouen :
Le site de Jacques Tanguy.

Trouver d’autres cartes des ponts de Rouen sur Delcampe.

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Vue Générale depuis Canteleu

Posté par rouen1900 le 8 janvier 2015

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Outre la Seine, le bassin Saint Gervais et la Cathédrale qui se détache, il n’est pas facile de deviner Rouen sur cette vue générale prise depuis Canteleu.

Dans sa nouvelle, Un Normand, Maupassant nous en livre une description :

« Nous venions de sortir de Rouen et nous suivions au grand trot la route de Jumieges. La légère voiture filait, traversant les prairies ; puis le cheval se mit au pas pour monter la côte de Canteleu. C’est là un des horizons les plus magnifiques qui soient au monde. Derrière nous Rouen, la ville aux églises, aux clochers gothiques, travaillés comme bibelots d’ivoire ; en face, Saint Sever, le faubourg aux manufactures qui dresse ses mille cheminées fumantes sur le grand ciel vis-à-vis des mille clochetons sacrés de la vieille cité. Ici la flèche de la cathédrale, le plus haut sommet des monuments humains ; et là-bas, la « Pompe à Feu » de la « Foudre », sa rivale presque aussi démesurée, et qui passe d’un mètre la plus géante des pyramides d’Egypte… »

La « Pompe à Feu » de la « Foudre » dont la hauteur domine la rive gauche est en fait la cheminée de l’usine construite en 1846 et acquise en 1859 par Augustin Pouyer-Quertier.Son nom, La Foudre, lui vient de son moteur à vapeur récupéré sur un remorqueur qui jadis avait été baptisé ainsi.

Avant de subir de plein fouet la crise de 1929 et de devoir fermer en 1932, La Foudre, fût l’une des plus importantes, voire la plus importante filature de la région.

Dans Bel-Ami, Maupassant y fait a nouveau référence : « la plus élevée de toutes, aussi haute que la pyramide de Chéops, le second des sommets dus au travail humain, presque l’égale de sa fière commère la flèche de la cathédrale, la grande pompe à feu de « La Foudre » semblait la reine du peuple travailleur et fumant des usines comme sa voisine était la reine de la foule pointue des monuments sacrés. »

Trouver d’autres CPA de panorama de Rouen sur Delcampe.

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1905 Buffalo Bill et son Cirque

Posté par rouen1900 le 6 janvier 2015

buffalo

La vue de Rouen depuis la côte Sainte-Catherine et un thème largement utilisé par les marchands de cartes postales du début des années 1900.

Celle-ci nous interpelle cependant à cause de l’agitation qui règne sur la place du Champ de Mars…. Nous sommes en juin 1905 et Buffalo Bill, l’ancien cow-boy  reconverti en artiste de cirque, fait étape à Rouen pour quelques jours de représentation.

Buffalo Bill, de son vrai nom William Cody, participa dès l’âge de 14 ans aux guerres indiennes en tant qu’éclaireur et entra dans la légende grâce à l’écrivain Ned Buntline qui immortalisa ses aventures.

De 1882 à 1912 il organise le Buffalo Bill’s Wild West Show, qu’il produit en Amérique du Nord et en Europe. C’est ce spectacle qui fut présenté du 15 au 18 juin 1905 à Rouen, et dans lequel les rouennais purent découvrir des scènes de vie des pionniers américains, telle la chasse au bison, l’attaque d’une diligence, ou celle d’une cabane par de « vrais » indiens participant au spectacle.

 

Trouver d’autres CPA de la Cote Sainte Catherine sur Delcampe.

Pour plus d’informations sur Buffalo Bill et son cirque, consulter l’article publié par la Fédération Française des Amis de la Vieille Amérique

Consulter aussi l’article du Journal de Rouen du 16 juin 1905 sur le site des Archives Départementales de Seine Maritime (page 3).

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