Pont Suspendu

Posté par rouen1900 le 24 janvier 2015

pont suspendu     fleche avant 1880

Comme souvent la prise du cliché est antérieure de plusieurs années à l’impression de la carte : ici plus de 30 ans ! Si l’affranchissement porte le millésime 1912, la photo a, quant-à elle, été prise avant 1880, date à laquelle commença la construction des quartes clochetons de la flèche de la Cathédrale, absents ici.

Le Pont Suspendu fut construit en 1836 par les frères Seguin. Il était composé de deux arches de 90 mètres de long soutenues par des câbles d’acier, et d’une arcade centrale de 15 mètres pouvant être relevée.

Le Pont Suspendu avait en effet été conçu de façon à pouvoir s’ouvrir afin de ne pas réduire la capacité du port.

Sa solidité se révéla rapidement douteuse et on pris la précaution d’imposer aux voitures hippomobiles de rouler au pas en le traversant.

Il fut finalement détruit en 1884 et replacé par le Pont Boieldieu.

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Pour en savoir plus sur les autres ponts : Histoire des Ponts de Rouen.

Trouver d’autres cartes des ponts de Rouen sur Delcampe.

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1911 Millenaire Normand

Posté par rouen1900 le 22 janvier 2015

millenaire normand 1

En 911 est signé le Traité de Saint Clair Sur Epte entre Charles III le Simple et Rollon. Par ce traité, le roi de France cède à Rollon la région comprise entre l’Epte et la mer, en échange de quoi le chef viking accepte de recevoir le baptême et surtout d’assurer la défense du Royaume de France contre d’éventuels nouveaux raids vikings. Cet acte est primordial puisqu’il donne naissance à la Normandie.

Mille ans plus tard, l’événement est célébré lors des fêtes du Millénaire Normand qui se déroulent dans toute la Normandie, bien sur, mais aussi à Paris. C’est cependant à Rouen qu’ont lieu les festivités les plus importantes.

Il faut malheureusement noter que l’organisation des fêtes aura été allégée en raison d’un deuil national : le 21 mai précédent, à Issy les Moulineau, lors du départ de la course d’aviation Paris-Madrid, un monoplan effectue un atterrissage d’urgence et heurte accidentellement un groupe de personnalités imprudemment avancé sur la piste. Maurice Berteaux, Ministre de la Guerre, est tué ; Ernest Monis, Président du Conseil est grièvement blessé. Suite à cet événement le gouvernement prie ses représentants de s’abstenir d’assister aux fêtes et réjouissances publiques jusqu’au 23 juin. Le Président de la République, Armand Falliere, dont la venue était dores et déjà annoncée, reporte sa visite à cette date.

Au contraire, l’Archevêque de Rouen, encourage les festivités et publie le 29 mai une dispense permettant à toutes les personnes qui prendront leurs repas dans la ville et l’arrondissement de Rouen le samedi 3 juin (Vigile de Pentecôte), les mercredi 7, vendredi 9 et samedi 10 (jours des Quatre Temps) de ne pas respecter l’abstinence ordinairement observée ces jours la !

A Rouen, du 3 au 11 juin, les festivités sont grandioses.

Le port accueille des répliques de drakkars et le croiseur norvégien Frithjof (bien qu’annoncé le croiseur danois Fylgia renoncera finalement a remonter la Seine et ne dépassera pas le Havre).

Un Congrès rassemble des savants et des universitaires Français, Suédois, Norvégiens et Danois.

Les comités de quartiers rivalisent entre eux pour avoir les plus belles décorations : ici et là on tend des guirlandes électriques, on élève des drapeaux, on construit des portes et des arcs de triomphe… On érige également des scènes de théâtres éphémères (Le Moulin de Godicherville sur la place des Carmes, Le Cabaret du Pommier Fleuri sur le parvis de la Cathédrale…). Là, on joue des scènes champêtres et on chante des chants normands.

Les propriétaires de boutiques sont eux aussi encouragés à pavoiser leurs devantures. Un concours viendra récompenser les plus belles.

Les monuments de la ville (Eglise Saint Ouen, Pavillons des Halles, Ponts Corneille et Boieldieu…) sont eux aussi « embrasés ».

On procède à l’élection des Reines de beauté qui défileront plusieurs fois entourées des reines et des demoiselles d’honneur des autres villes normandes.

Des expositions sont organisées (exposition horticole dans les jardin de l’archevêché, exposition d’art normand qui se partage entre l’église Saint Laurent, le Musée des Beaux Arts et la Bibliothèque).

On assiste également à de nombreux concerts, représentations théâtrales, ou manifestations sportives (concours hippiques, de tirs ou d’escrime).

Les manifestations populaires qui ne figurent pas au programme officiel sont légion. Partout on organise des concerts, des lâchés de pigeons ou des concours d’élégance dans lesquels chacun est appelé à fleurir une bicyclette, une ombrelle, un chapeau ou même une poussette…

C’est également durant cette semaine que Rouen se vis offrir par les délégations scandinaves les pierres runiques du Jardin des Plantes et du Jardin Saint Ouen.

Point d’orgue des festivités, le dimanche 11, un grand cortège historique réunissant de nombreux chars et plus de mille figurants est organisé.

Le succès est énorme. On trouve dans le Journal de Rouen du 8 juin la lettre ouverte d’un groupe de lecteur : « Bon nombre d’habitants de Cany et des environs désirant se rendre à Rouen aux Fêtes du Millénaire Normand admirer le cortège historique et profiter des fêtes de nuit renoncent à se rendre à Rouen, le retour du dernier train de 5h28 étant trop tôt. Aussi bon nombre demande à la Compagnie de l’Etat s’il n’y aurait pas moyen de former un train partant de Rouen vers minuit desservant le parcourt de Rouen à Cany. »

La fête renaîtra les 23 et 24 juin, lors de la tardive visite présidentielle.

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Au programme :

Samedi 3

  • Inauguration de l’exposition de la Société d’Horticulture dans les Jardins de l’Archevêché (jusqu’au 7 juin).
  • Concours de la Société Hippique au Cours la Reine (jusqu’au 5 juin).
  • Concert par l’Harmonie de Rouen Saint Sever au parc Gaillard Loiselet.
  • Concert par la Musique Municipale sur la place Verdrel.

Dimanche 4

  • Arrivée des chanteurs norvégiens de la Chorale de la Fédération du commerce de Christiania, réception à l’Hôtel de Ville, dépôt d’une couronne de fleurs devant la Statue de Rollon, banquet.
  • Inauguration des expositions d’Art Normand à l’Eglise Saint Laurent pour l’Archéologie et l’Art Populaire, au Musée de Peinture pour les estampes, les céramiques et la sculpture et à la Bibliothèque pour la numismatique et les manuscrits (jusqu’au 15 juin).
  • Grand Festival-Kermesse au Jardin des Plantes (concerts, lâché de pigeons, concours d’ombrelles fleuries, etc…)
  • Grandes Régates.
  • Concours de façades décorées et illuminées (jusqu’au 11 juin).
  • Embrassement des monuments (jusqu’au 11 juin).
  • Représentation de la Comédie Française au Théâtre des Arts.

Lundi 5

  • Grande fête nautique entre les deux ponts.
  • Ouverture de la Grande Semaine des armes de combat à l’Orangerie du Jardin des Plantes, organisée par la Fédération nationale des sociétés d’escrime (jusqu’au 11 juin).
  • Concert de l’Harmonie de Rouen Saint Sever dans les jardins de l’Hôtel de Ville.
  • Réception des congressistes à l’Hôtel de Ville.

Mardi 6 :

  • Ouverture officielle du Congres (jusqu’au 10 juin).
  • Réceptions du Drakkar au musée d’Art Normand et, au jardin des Plantes, de la pierre runique offerte par les norvégiens.
  • Match de football.
  • Ouverture des Concours de tir au stand des Bruyères (jusqu’au 11 juin).
  • Concert des chanteurs norvégiens à la Cathédrale, dépôt d’une couronne de fleurs sur le tombeau de Rollon.
  • Concert des chanteurs norvégiens au Théâtre des Arts, au profit du rachat de la Maison natale de Pierre Corneille.

Mercredi 7 :

  • Représentation des Mystères dans la Cour d’Albane avec le concours de la Comédie Française (mises en scène autour des légendes de Saint Romain et de Saint Nicolas).
  • Représentations au Théâtre des Arts et au Théâtre Français.

Jeudi 8 :

  • Courses cyclistes internationales au vélodrome.
  • Grand concert symphonique au cirque.
  • Arrivée d’un Drakkar au port.
  • Concert de l’Harmonie de Rouen Saint Sever au Parc Gaillard Loiselet.
  • Représentation de Gringoire dans la Cours d’Albane avec le concours de la Comédie Française.
  • Représentation au Théâtre Français.

Vendredi 9 :

  • Représentation des Mystères dans la Cour d’Albane.
  • Représentations au Théâtre des Arts et au Théâtre Français
  • Départ du croiseur Frithjof.

Samedi 10 :

  • Séance de clôture du Congrès, banquet, réception à l’Hôtel de Ville.
  • Représentation de Gringoire dans la Cours d’Albane.
  • Lancement du ballon « Rollon » place Carnot.
  • Courses pédestres.
  • Grande fête de gymnastique place de l’Hôtel de Ville, défilé des gymnastes.
  • Défilé des hérauts d’armes annonçant le cortège du lendemain.
  • Concert de l’Harmonie de la Bénédictine de Fécamp dans les jardins de l’Hôtel de Ville.

Dimanche 11 :

  • Clôtures des concours de tir et d’escrime.
  • Grand Cortège Historique.
  • Feu d’artifice entre les deux ponts.
  • Représentation gratuite au Théâtre des arts, couronnement des bustes de Corneille, Bouilhet et Flaubert.

Vendredi 23, Visite du Président de la République :

  • Arrivée à la gare, acclamation de la foule.
  • Réception à la Préfecture en présence des délégations étrangères.
  • Banquet au Palais de Justice.

Samedi 24, Suite de la Visite présidentielle :

  • Inauguration officielle du Musée d’Art Normand à l’église Saint Laurent.
  • Défilé des enfants des Ecoles, place de l’Hôtel de Ville.
  • Visite du Port et des navires militaires pavoisés (dont le croiseur danois Hejmdal).
  • Banquet au Palais des Consuls.
  • Carrousel donné par les cavaliers du 7ème Régiment de Chasseurs sur le Champ de Course des Bruyères.

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Trouver quelques unes des très nombreuses autres CPA du Millénaire Normand : Delcampe.

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Tombeau de Henri Le Jeune

Posté par rouen1900 le 20 janvier 2015

tombeau de Henri le Jeune

Né à Londres le 28 fevrier 1155, Henri le jeune est le second fils d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine mais devient héritier du trône d’Angleterre dès 1156 à la mort de frère Guillaume.

Fiancé à l’age de trois ans, il se marié deux ans plus tard en 1160 à Marguerite de France (elle même âgée de deux ans…), première fille de Louis VII de France et de Constance de Castille. Des lors, d’Henri II peut entrer en possession du Vexin Normand qui constitue la dot sa belle-fille.

Après avoir été instruit par Thomas Becket, Henri le Jeune est associé au trône et couronné dès 1170, puis une seconde fois en 1172 à la demande de Louis VII qui souhaite que sa fille soit elle aussi aussi couronnée reine d’Angleterre.

Après une période de rébellion contre son père entre 1173 et 1174, Henri le Jeune entre en conflit en 1182 contre son frère Richard, dont il jalouse la prospérité en Aquitaine.

Alors qu’il se livre au pillage des terres de celui-ci (Angoulême, Monastère de Grandmont, Sanctuaires de Rocamaour…) Henri le Jeune tombe malade et meurt de la dysenterie le 11 juin 1183. Sa disparition met fin à la rébellion en Aquitaine, et écarte le conflit qui se prépare entre les rois d’Angleterre et de France.

Selon ses volontés, ses entrailles sont déposés en l’abbaye de Charroux (Vienne) et sa dépouille est transportée à Rouen. Cependant des miracles ont lieu sur le passage de son corps, on envisage alors de le canoniser… Arrivé au Mans, l’évêque du lieu entrevoit les avantages a inhumer un futur saint dans sa cathédrale et s’empare de sa dépouille. Un mois plus tard cependant, sur l’insistance d’Henri II et des Rouennais, le corps d’Henri le Jeune est finalement transférée en la Cathédrale de Rouen.

Alors que ses restes ont depuis longtemps disparu, le tombeau de Henri le Jeune, que l’on voit aujourd’hui dans le déambulatoire de la cathédrale n’a plus grand-chose d’authentique : le gisant, détruit en 1733, a été refait au XIXème siècle. Les débris du gisant d’origine ont quant à eux été retrouvés en 1866 par l’Abbé Cochet et ont servi de modèle pour la reconstruction du gisant de Rollon détruit par les bombardements de 1944.

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Trouver d’autres CPA de la Cathédrale sur Delcampe.

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Eglise Saint Nicaise

Posté par rouen1900 le 18 janvier 2015

saint_nicaise1

Au IIIème siècle, Saint Nicaise fut envoyé à Rouen par Saint Denis pour en être le premier évêque. Nicaise ne vit cependant jamais la capitale normande : lors de son voyage il fut attaqué et décapité ! La légende raconte qu’il porta sa tête jusque sur une ile de la Seine, près de Gasny, où il fut enterré… Une statue, sur la façade occidentale de la Cathédrale, le représente portant ainsi sa calotte crânienne.

L’église Saint Nicaise fut fondée au VIIème siècle par Saint-Ouen (lui aussi évêque de Rouen) qui y plaça les reliques de son prédécesseur. L’édifice n’est alors qu’une simple chapelle hors de la ville et ne devint église paroissiale qu’en 1388.

En 1518, une tempête renversa le clocher central, qui endommagea gravement l’édifice. Le cœur fut rebâti dans des proportions plus importantes que l’ancien. Malheureusement, faute de budget, les travaux de reconstruction furent stoppés en 1588 : la nef et le transept demeurèrent quelques mètres moins haut que le cœur ! Inspirés, les rouennais prirent l’habitude de dire des gens qui ont plus de vanité que d’argent, qu’ »ils sont comme les paroissiens de Saint Nicaise, ils ont le cœur plus haut que la bourse… »

Les relations entre les paroissiens de Saint Nicaise et leurs voisins de Saint Godard n’étaient pas au beau-fixe !  Il faut reconnaître que les deux camps n’avaient rien de commun : Saint Godard était habitée par de riches familles bourgeoises tandis que Saint Nicaise était peuplée d’ouvriers, pour la plus part, sans le sous. La tension attend son paroxysme en 1632 avec l’épisode de « la boise de Saint Nicaise ». Cette guerre de clochers nous est compté, notamment, par Amable Floquet dans la Revue de Rouen et de Normandie de 1836 (consulter l’article).

Épargnée par la Révolution, elle fut malheureusement, dans la nuit du 9 au 10 mars 1934, presque entièrement ravagée par un incendie.

Les architectes Pierre Chirol et Emile Gaillard conduisent les travaux de reconstruction. Un nouveau clocher et une nouvelle nef sont bâtis en béton armé, mais dans un style s’inspirant du gothique, et s’intègrent ainsi au chœur et bas-coté du XVIème. Quant à la réalisation des vitraux, elle est confiée à Max Ingrand.

L’église est rendue au culte en 1940. Malheureusement le béton utilisé se dégrade vite et le monument est depuis 2002 fermé au public.

Depuis 1981 l’église Saint Nicaise est classée au titre des Monuments historiques.

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Pour en savoir plus :

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Pont Corneille

Posté par rouen1900 le 16 janvier 2015

pont_corneille1

A la Révolution, un seul pont franchissait la Seine à Rouen. Il s’agissait d’un pont de bateaux peu sûr et dont l’entretien était très coûteux. Beaucoup réclamaient la construction d’un pont de pierre afin de faciliter la communication entre les deux rives.

Lors de sa visite en 1810, Napoléon promit aux rouennais la construction prochaine d’un nouveau pont. Ainsi trois ans plus tard, Marie Louise vint poser la première pierre de l’ouvrage dont la réalisation fut confiée à Corneille Lamandé (celui-là même qui venait d’achever la construction du pont d’Iena à Paris).

Ce n’est qu’en 1829 que le pont fut mis en service. D’abord appelé Pont de Pierre, on lui donna ensuite le nom de Pont Circonflexe en raison de sa forme, puis au gré des régimes politiques ce fut le Pont d’Angoulême, le Pont d’Orléans et enfin en 1848, le Pont Corneille.

En effet depuis 1834 le terre-plein central à l’extrémité de l’Ile Lacroix accueillait une statue de Pierre Corneille due au sculpteur David d’Angers (c’est cette même statue qui occupe aujourd’hui l’esplanade du Théâtre des Arts).

En juin 1940 l’armée française dynamita l’ensemble des ponts de Rouen pour freiner l’avancée des troupes allemandes.

Un nouveau « Pont Corneille » fut bâti à la Libération à l’emplacement même de son prédécesseur.

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Trouver d’autres CPA du Pont Corneille sur Delcampe

Pour en savoir plus : l’histoire des ponts de Rouen

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