Fontaine Louis Bouilhet

Posté par rouen1900 le 30 juillet 2015

Fontaine Louis Bouilhet

Louis Hyacinthe Bouilhet, est né à Cany le 27 mai 1822. Camarade de Flaubert au collège de Rouen il devint plus tard son ami intime. Après l’abandon de ses études de médecine, Louis Bouilhet devint professeur de littérature et fut nommé conservateur de la Bibliothèque de Rouen.

On doit à Bouilhet plusieurs œuvres poétiques notamment Melaenis, Conte Romain en 1857, poème historique en cinq chants, dans lequel il décrit les mœurs romaines sous l’empereur Commode , puis Fossiles en 1858, dans lequel il utilise la science comme sujet pour sa poésie.

Également dramaturge, Bouilhet signa Madame de Montarcy en 1856 qui fut jouée pendant soixante dix huit soirées au théâtre de l’Odéon, puis Hélène Peyron en 1858 et L’Oncle Million en 1860. Ses autres pièces eurent moins de suces à l’exception peut être de La Conjuration d’Amboise en 1866.

Mais si Bouilhet tient une place importante dans l’histoire littéraire moderne c’est moins en tant qu’écrivain qu’en tant qu’ami de Maupassant et de Flaubert surtout. C’est d’ailleurs lui qui lui souffla l’idée de s’inspirer du fait divers de Delphine Delamarre pour créer Madame Bovary. Chaque semaine, pendant la gestation de ce roman, Flaubert soumettait à la critique de son ami les nouvelles pages de celui-ci. 

Chevalier de la Légion d’honneur, Bouilhet mourut à Rouen le 18 juillet 1869. Maupassant écrira à cette occasion :

« Il est mort, lui, mon maître ; il est mort, et pourquoi ?
Lui, si bon, lui, si grand, si bienveillant pour moi.
Tu choisis donc, Seigneur, dans ce monde où nous sommes,
Et pour nous les ravir, tu prends les plus grands hommes. »

Flaubert quant-à lui fera le siège du Conseil Municipal de Rouen pour obtenir la construction de cette fontaine sur le mur de la Bibliotheque, en mémoire de son ami qui en fut le conservateur : « En perdant mon pauvre Bouilhet, j’ai perdu mon accoucheur, celui qui voyait plus clairement que moi-même. Sa mort m’a laissé un vide dont je m’aperçois chaque jour davantage. »

Les deux amis reposent aujourd’hui au cimetière monumental de Rouen à quelques pas l’un de l’autre.

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Fontaine Jean Baptiste de La Salle

Posté par rouen1900 le 16 juillet 2015

Fontaine de la Salle

Cette fontaine-statue est l’œuvre du sculpteur Alexandre Falguière et de l’architecte Édouard Deperthes. Elle rend hommage à Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes.

Construite en 1875 grâce à une souscription très populaire à la quelle participe non seulement le Conseil Général de Seine-Inférieure et le Conseil Municipal de Rouen, mais aussi les villes d’Elbeuf, de Bayonne, de Nîmes, de Rodez ainsi que des donateurs privés d’Alger, de Londres, des États Unis ou encore du Canada, la fontaine est installée sur la place Saint-Sever et inaugurée le 2 juin de la même année.

En 1887, la fontaine est déplacée place Saint-Clément, tout près du manoir de Saint-Yon ou de La salle mourut en 1719.

Le monument représente l’enseignant avec deux de ses écoliers. Le socle porte les armes de la famille de La Salle, celle de l’Institut des Frères et celles des villes de Reims et de Rouen. Aux quatre angles du socle, debout, quatre enfants symbolisent les élèves des quatre parties du monde où s’étend l’action des frères.

On peux également relever deux inscriptions sur le marbre de ce socle : « Au Vénérable J-B de La Salle, Prêtre, Docteur en Théologie, Fondateur de l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes, né à Reims, MDCLI, mort à Rouen, MDCCXIX, Souscription Nationale, MDCCCLXXIV. » et « Le pieux serviteur de Dieu, Jean-Baptiste de La Salle, touché de compassion, en considérant les innombrables désordres qui proviennent de l’ignorance, source de tous les maux, fonda pour la gloire de Dieu, et l’avantage des pauvres, l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes. »

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’occupant voulu envoyer à la fonte le monument… Une entreprise fut désignée pour déboulonner la statue et la transporter. Des échafaudages furent installés mais une soudaine et inexpliquée épidémie parmi les ouvriers provoqua la suspension des travaux que la Libération, quelques temps plus tard, vint fort heureusement rendre inutiles.

La fontaine fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1991.

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Statue de Pouyer Quertier

Posté par rouen1900 le 26 juin 2015

Statue Pouyer Quertier

Inaugurée le 11 novembre 1894 sur la Place Cauchoise, la Statue de Pouyer Quertier est due à l’architecte Jules Adeline et au sculpteur Alphonse Guilloux.

Elle rend hommage à Augustin Pouyer Quertier, décédé trois ans plus tôt à Rouen le 2 avril 1891

Cet industriel, né à Etouteville en Caux en 1820 était connu dans la région pour ses fabriques de cotonnade (dont la célèbre Foudre au Petit Quevilly). Il participa également à la création d’une « Compagnie Française » pour la culture du coton en Algérie et, plus tard, fonda la « Compagnie Française du Télégraphe de Paris à New York » (surnommé PQ selon les initiales de son président-fondateur) qui favorisa les agences de presse.

Homme politique il fut très longtemps maire de Fleury Sur Andelle dans l’Eure et s’était fait connaitre au niveau national comme Député, puis comme Ministre des Finances. En 1871, il représenta la France au traité de Francfort qui officialisa la Paix avec l’Allemagne à l’issue de la guerre de 1870-1871, ce qui lui valu une popularité mi-figue mi-raisin…

Maupassant s’est inspiré de Pouyer Quertier pour son créer le personnage de Carré Lamadon dans Boule de Suif en 1880.

Il repose aujourd’hui au Cimetière Monumental de Rouen. Quant à sa statue elle fut, comme beaucoup d’autre malheureusement, fondue par les Allemands en 1941.

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Monument des Freres Berat

Posté par rouen1900 le 30 mai 2015

Monument Freres Berat

Inauguré dans le square Solferino le 1er octobre 1905 ce monument est l’œuvre de l’architecte Georges Bourienne et du sculpteur Alphonse Guilloux. C’est une pierre levée peu dégrossie dont l’aspect brut fait écho aux rochers formant la cascade du bassin. S’en détache une branche de pommier portant une lyre rappelant la musique de Frédéric Berat et un palette faisant quant-à elle référence aux dessins de son frère Eustache.

Frédéric est né 11 mars 1801. Il quitte Rouen, ses études achevées, et s’installe à Paris ou il est employé dans un commerce de textile rue du sentier puis à la Compagnie du Gaz. Il occupe son temps libre à l’écriture de chansons et fréquente la goguette parisienne de la Lice Chansonnière ou il les interprète parfois. Lié d’amitié avec le chansonnier Béranger, il rencontre le succès avec La Lisette de Béranger, Les Nouvelles de Paris, Mimi Pinson, Ma Prison, Bonne Espérance, Le Départ, La Montagnarde, Le Retour du Petit Savoyard ou encore Le Berger Normand. Mais c’est surtout Ma Normandie (souvent appelé J’irai revoir ma Normandie) qui, composée en 1836 pour Loïsa Pujet, restera dans les mémoires au point même de devenir l’hymne officiel de Jersey. Décédé à Paris le 2 décembre 1855, il est inhumé au cimetière du Père Lachaise.

Eustache est, quant-à lui, né le 4 décembre 1791 et devint professeur de dessin au Lycée Corneille. Il est également connu pour ses illustrations et ses caricatures. Autres talents à son actif :  il est également connu comme guitariste et chansonnier. C’est, en effet, l’auteur de plusieurs chansonnettes populaires à leur époque comme l’Amour Marchand de Meubles, Le Feu, Colette Vaut Mieux Que Cela, mais surtout J’ai Retrouvé Man Coutiau. Il est décédé à Granville le 22 novembre 1884.

Parmi les sept enfants de Jean-Charles Berat, négociant en cuir, huile et bleu de Prusse, rue Saint Etienne des Tonneliers, on compte en plus de Frédéric et d’Eustache : Charles Antoine (1789-1868) et Louis Narcisse (1792-1842) tout deux négociants qui prennent la suite de leur père ; Théodore (1797-1881) employé au gaz et à ses heures poète et compositeur de musique ; Justine (1798-1871) qui en 1820 devient l’épouse de l’imprimeur Emile Periaux (lui même fils de l’imprimeur et mathématicien Pierre et frère de Nicétas, auteur de l’indispensable Dictionnaire des Rues et des Places de Rouen) ; Eugène (1804-1880) écrivain.

Très érodé le monument a été retiré du Square Verdrel et attend actuellement dans les réserves municipales…

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Pour en savoir plus : l’article de publié sur le site du P’tit Pat Rouennais, dans lequel Daniel Caillet fait le point sur une éventuelle restauration et remise en place de ce monument et l’article très complet de Laurent Quevilly sur la chanson Ma Normandie.

 

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Statue de Napoléon

Posté par rouen1900 le 10 mai 2015

Statue de Napoléon 2     Statue de Napoléon 1

La Physionomie de Rouen fut profondément modifiée sous le Second Empire par le nouveau plan d’urbanisme adopté en 1859. Cette « hausmannisation rouennaise » impliqua, entre autre, l’ouverture de la rue de l’Impératrice (actuelle rue Jeanne d’Arc) et de la rue de l’Hôtel de Ville (plus tard rebaptisée rue Thiers et aujourd’hui rue Jean Lecanuet).

Devant l’Hôtel de Ville, face à la Rue du même nom, on plaça la statue de Napoléon Ier, seule statue équestre de la ville. La popularité du vainqueur de Marengo, d’Austerlitz et d’Iéna était à son comble à cette époque ou son neveu Napoléon III avait rétabli le trône impérial.

Inaugurée le 15 aout 1865, jour de l’anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte, cette statue est l’œuvre de Gabriel Vital Dubray. Le piédestal est, quant à lui, de Louis Desmarest. Le bronze utilisé pour la réaliser provient indirectement des canons qui furent saisis lors de la bataille d’Austerlitz.

En effet, si la plus grosse partie des canons d’Austerlitz servi à la construction de la Colonne Vendome, une vingtaine d’entre eux furent mis à la disposition de l’Administration des Monnaies et Médailles pour la réfection des balanciers qui servaient à frapper les pièces. Certains de ces balanciers furent envoyés à l’Hôtel des Monnaies de Rouen et ce sont eux que l’on récupéra lors de la fermeture de cette succursale en 1852.

Autre particularité de cette statue équestre, elle échappe à la tradition (qui tient peut être plus de la légende que de la réalité) qui veut que la posture du cheval renseigne sur les conditions de la mort de son cavalier : lorsque le cheval a les deux antérieurs levés, son cavalier serait mort au combat ; lorsque seul l’antérieur droit est levé, son cavalier aurait été assassiné (ou tué par ses adversaires, hors du champ de bataille) ; et lorsque seul l’antérieur gauche est levé, le cavalier serait mort à la suite de ses blessures au combat. A contrario si les quatre jambes du cheval touchent terre, le cavalier serait mort naturellement.

La popularité de l’Empereur n’étant plus la même, il fut question de supprimer sa statue sous la Troisième République. Elle échappa de peu à la fonte, tout comme elle y échappa à nouveau pendant la seconde guerre mondiale.

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