Avenue Jean Rondeaux

Posté par rouen1900 le 18 juillet 2015

Avenue Jean Rondeau

La rue de la Grande Chaussée reliait les quais au hameau de Bonne Nouvelle. Autrefois en plein champs, les abords de cette voie furent ensuite occupés par des usines, notamment les forges et les laminoirs Laubeniere, puis comme nous le montre cette carte par des habitations. L’animation du quartier redoubla après la construction, en 1899, du Pont Transbordeur, que l’on aperçoit au fond du cliché.

L’Avenue reçue plus tard le nom de Jean Rondeaux, né à Rouen en 1775, qui contribua au renouveau du Port de Rouen notamment en lançant les travaux d’endiguement de la Seine. Il fut également Conseiller Général, Député de la Seine-Inférieure, membre de l’Académie de Rouen et même Consul de Prusse. Il mourut à Saint Etienne du Rouvray en 1864.

 

 

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Place de la Haute Vieille Tour

Posté par rouen1900 le 28 mai 2015

Place Haute Vieille Tour 2     Place Haute Vieille Tour 1

Le nom de cette place rappelle la tour édifiée vers 970 par le duc de Normandie Richard Ier. Détruite au XIIIème siècle, des halles furent construites à son emplacement.

Des lors la place de la Haute Vieille Tour est ceinte par une rangé de maisons à l’ouest et par trois halles : halle aux draps au nord, halle aux grains à l’est et halle aux toiles au sud.

Au file du temps l’usage des différents bâtiments évolua et en fonction des besoins on y trouva une caserne, un arsenal ou plus récemment l’école des Beaux Arts, le siège de nombreuses associations et même un magasin de stockage pour les décors du théâtre des arts.

On accède à cette place au nord par la Rue de l’Epicerie, souvent représentée sur les toiles des peintres (impressionnistes notamment), qui mène à la Place de la Calende, face au portail sud de la Cathédrale, ou bien au sud par un passage sous la Halle aux Toiles et la Ferté Saint Romain ralliant la Place de la Basse Vieille Tour.

Très animée, cette place recevait chaque vendredi un grand marché. L’animation redoubla à partir de 1903 lorsque fut construit au sud-ouest la Bourse du Travail devant laquelle eurent lieu nombre de manifestations comme en 1910 lors de la gréve des terrassiers.

Balayé par l’incendie de juin 1940, les bombardements de 1944 n’auront que peu de dégât à causer à cette ensemble déjà en ruine ! A la Libération seule la Ferté Saint Romain reste miraculeusement débout et presque indemne au milieu d’un amas de gravas…

Seule la Halle aux Toiles sera reconstruite et la Place ne retrouvera jamais sa vie d’antan. Morne (pour ne pas dire morte) elle accueille aujourd’hui un triste parking…

Pour en savoir plus : une photo de la place en 1949.

 

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Place de la Rougemare

Posté par rouen1900 le 16 mai 2015

Rougemare Vieux Logis

L’histoire de ce lieu commence en 949. A cette époque la ville de Rouen est encore très peu étendue : le rempart nord est situé à l’emplacement de l’actuelle rue des Fossés Louis VIII. C’est donc en plein champs qu’eut lieu le combat entre une coalition formée par Othon, roi de la Francie orientale, Louis IV, roi de la Francie occidentale et Arnould, comte de Flandres, tous trois venus assiéger Rouen d’une part et Richard Sans Peur, duc de Normandie, d’autre part. La victoire de Richard fut complète et le sang versé (semble-t-il abondamment) par les assiégeants donna son nom à la Rougemare.

Les remparts de Rouen furent repoussés au XIIIème siècle et la Rougemare fut intégrée à la ville.

En 1450, on y établi un marché au chevaux. Celui ci fut transféré place du Boulingrin au XVIIIème siècle. Dès lors c’est un marché aux veaux de boucherie qui se tint place de la Rougemare ; marché aux veaux qui lui même sera, plus tard, transféré place des Emmurés. Enfin en 1830, on y institua un marché au beurre et aux œufs.

En 1676, une communauté bénédictine s’installa dans un ancien jeu de paume et fit construire la Chapelle Saint Louis.

La place de la Rougemare fut éphémèrement renommée place de la Révolution de 1794 à 1795.

Au N°8 de cette place, en 1898, Charles Morel, collectionneur d’arts gothique et renaissance, fit construire par le charpentier Ernest Villette une étroite et haute maison à pans de bois et briques rouges de style romantico-gothique. Les sculpteurs Boutron, Geoffroy et Frouard apportèrent leurs concours à la construction de cette maison neuve que l’on surnomma néanmoins « Le Vieux Logis ».

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Rue Eaux de Robec

Posté par rouen1900 le 16 mars 2015

Rue Eau de Robec 3     Rue Eau de Robec 2     Rue Eau de Robec 1     Rue Eau de Robec 1 (détail)

La rue Eau de Robec doit bien sur son nom à la rivière, le Robec, dont elle suit le cours entre le Boulevard Gambetta, qui occupe l’emplacement de l’ancien rempart et la Place du Lieutenant Aubert, autrefois appelée Place des Ponts de Robec. Elle est coupée en deux par la Place Saint Vivien.

Le Robec prend sa source à Fontaine sous Préaux, traverse Saint Martin du Vivier, Roncherolles du Vivier, Darnétal, le Faubourg Saint Hillaire de Rouen ou il mélange ses eaux à celles de l’Aubette et enfin Rouen intra-muros. Là il passe par la Rue Eau de Robec, la Place des Ponts de Robec, s’engouffre dans les moulins situés en arrière des rues Damiette et Malpalu et se jette enfin dans la Seine approximativement face à la pointe de l’ile Lacroix.

Dans son précis sur l’Histoire de Rouen, Théodore Licquet, précise en 1827, que la rivière « met en mouvement trente moulins à blé, un à huile, trois à papier, trois à alizari et à indigo, un à tan, quatre à fouler et à presser les étoffes. Elle alimente en outre dix-huit filatures et quatorze imprimeries de toiles peintes, sans parler des teintureries, toujours nombreuses, établie sur toute la longueur de son cours. »

C’est justement par des teinturiers que la rue Eau de Robec était, jusque dans les années 1880, en grande partie, occupée. Leurs maisons présentaient un « grenier-étente » : une avancée importante du toit sur la rue protégeait le dernièr étage, ouvert sur la rue et dans lequel les draps étaient mis à sécher. Pour gagner de la place ses greniers étaient prolongés par des « pentheurs » (de grandes perches en bois) sur les quelles était mis à pendre, au dessus de la rivière, le coton ou les étoffes . 

Au XVIème siècle, l’historien normand Charles de Bourgueville écrit : « Aucunes fois jaunes, aultres fois rouge, verte, bleue, violée et autres couleurs, selon qu’un grand nombre de teinturiers qui sont dessus la diversifient par intervalles, en faisant leurs manœuvres. »

Jules Adeline, qui naquit dans cette rue en 1845, nous précise cette description : « Les teinturiers rouennais contribuaient à donner à la vieille rue un aspect tout spécial. Toutes leurs maisons, surtout du coté de l’eau, disparaissaient sous les grandes pièces de toiles suspendues à des perches s’avançant dans le vide. D’une hauteur de trois à quatre étages, les immenses et larges rubans, descendant, remontant et descendant encore, se superposaient comme des feuilles d’un livre, projetant sur les rez-de-chaussée une ombre opaque et lugubre, même en plein midi. »

Gustave Flaubert qui habita la rue lorsqu’il fréquentait le Lycée Corneille, en livre, dans Madame Bovary, une image encore plus sombre : « La rivière, qui fait de ce quartier de Rouen comme une ignoble petite Venise, coulait en bas [...], jaune, violette ou bleue, entre ses ponts et ses grilles. Des ouvriers, accroupis au bord, lavaient leurs bras dans l’eau. Sur des perches partant du haut des greniers, des écheveaux de coton séchaient à l’air. »

A partir des années 1880, la rue fut occupée par les antiquaires et les brocanteurs. Ces derniers recouvraient la rivière de planches sur lesquelles ils étalaient leurs marchandises. C’est cet aspect de la rue qui est le plus souvent visible sur les cartes postales anciennes.

Pour des raisons de salubrité on décida la démolition de toute une série de maisons au sud de la rue entre la rue du Ruissel et la rue de la Grande Mesure (de nouveaux immeubles seront reconstruit à cet emplacement en 1966). Pour les même raisons de salubrité, le Robec fut détourné en 1938 (les travaux s’achevèrent en 1941) et passe désormais sous le Boulevard Gambetta.

En 1975 une nouvelle série de maisons au sud de la rue entre le Boulevard et la rue Lamauve fut détruite pour permettre l’agrandissement de l’Hôpital Charles Nicolle.

Malgré ces destructions, la Rue Eau de Robec garde un caractères des plus pittoresque, notamment dans sa partie ouest ou depuis 1983 un ruisseau artificiel court en circuit fermé. Les maisons à pan de bois y sont toujours légion. Certaines sont remarquables notamment au N°185, celle dite « des Quatre fils Aymon » ou « des Mariages », qui abrite aujourd’hui le Musée de l’Education ou encore celle du N°186 qui présente une gravure figurant un cheval sans cavalier semblant sortir d’un bois pour regagner le château où se trouve peut être son écurie…. C’est par ailleurs dans une de ces maisons à colombages, au N°245, qu’est né en 1768 le chimiste et physicien Edouard Adam.

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Rue des Matelas

Posté par rouen1900 le 2 mars 2015

rue des matelas

Autrefois appelée rue Tresselin ou Cresselin, la rue des Matelas pris ce nom au XVème en raison d’une enseigne qui s’y trouvait.

Cette rue étroite reliait la rue Orbe à la Rue Saint Vivien. Bordée à l’Est par la muraille de la Caserne Philippon et à l’Ouest par des maisons à colombage, elle offrait une perspective pleine de cachet sur l’église Saint Vivien. Cette vue séduisit de nombreux artistes (Henri Vignet, Albert Le Crinier, Hyppolite Madelaine, Louis Jacques Vigon, Pierre Le Trividic…) qui l’immortalisèrent dans leurs œuvres.

Cette voie fut supprimée lors du percement de l’Avenue de la Porte des Champs entre 1972 et 1974.

On distingue sur la carte la « Maison Ailée », une pittoresque bâtisse de 1737, construite légèrement en retrait et flanquée de part et d’autre de deux quarts de tour en pans de bois. Elle fut démontée et reconstruite sur le Golf du Vaudreuil.

plan rue des matelats

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