Bateau de la Bouille

Posté par rouen1900 le 10 juin 2015

Bateau de la Bouille

On connait l’engouement que les Parisiens de la fin du XIXème ou du début du XXème siècle avaient pour quelques petits villages, comme Chatou, ou chaque dimanche il s’offraient des parties de campagne… Les Rouennais, quant à eux, embarquaient sur ce bateau à double étage, direction la Bouille !

Cette excursion est d’ailleurs conseillée dans un guide touristique de 1925 : départ du Pont Boieldieu, plusieurs voyages par jours dans chaque sens, possibilité de partir en bateau et de revenir en train mais attention « éviter de faire l’excursion un dimanche ou un jour de fête, pendant l’été, car c’est une véritable cohue dans les trains et dans les bateaux« .

On propose une escale à Croisset, pour le Pavillon Flaubert et le couvent Saint Barbe en partie troglodyte ; à Dieppedalle pour une promenade dans la Foret de Roumare ; au Val de la Haye pour le Château de Sainte Vaubourg et la Colonne Napoléon ; à Hautot pour l’église et ses vitraux du XIIIème siècle et pour le Château de Soquence ; à Sahurs pour l’église du XIème siècle, le Château de Trémauville ou encore la Manoir Marbeuf et sa Chapelle du Voeu ; et enfin la Bouille, ancien port maritime, ou l’on peux visiter la l’église gothique, la maison natal du romancier Hector Malot ou encore la maison des comédiens Albert Lambert, père et fils, transformée en petit musée normand.

De la Bouille, après s’être restauré dans l’un des nombreux restaurants au bord de l’eau, on peut ensuite partir en promenade sur les hauteurs vers la Maison Brulée pour voir le Monument du Mobile ou vers Moulineaux pour visiter le Château de Robert le Diable.

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Le Marégraphe

Posté par rouen1900 le 26 mai 2015

Inondations 3     Le Marégraphe pendant la Crue de la Seine en 1910

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Cet édifice du quai de Boisguilbert fut construit en 1885 par l’architecte Lucien Lefort. Malgré sa dénomination actuelle, cette tour n’avait pas vocation à l’origine a devenir un marégraphe. C’était alors un château d’eau fournissant de l’énergie hydraulique au nouveau système de grues du port.

Rempli grâce à une machine à vapeur, l’eau qui y était contenu dans le réservoir était mise sous pression grasse un cylindre en fonte de soixante tonnes. Elle était ensuite distribuée à la demande vers les grues qu’elle activait.

En 1893, on ajouta une horloge et un marégraphe à ce château d’eau. Le cadran de celui-ci, sur la façade sud visible du fleuve, est divisé en quatre parties par deux lignes blanches. Au sommet de la ligne verticale est inscrit en lettre capitale rouge PM, comme Pleine Mer, et en bas de cette ligne, toujours en lettre capitale rouge BM, comme Basse Mer. Aux deux extrémités de la ligne horizontale est inscrit ½, comme demi marée. L’aiguille de couleur rouge tourne dans le sens des aiguilles d’une montre et indique le niveau actuelle de l’eau.

En 1918, on ajouta un plaque commémorative dédiée à Robert Fulton qui réalisa dans le bassin Saint Gervais les premières expériences avec son sous-marin le Nautilus, construit dans les chantiers Perrier à Rouen.

Inscrit au titre des monuments historiques en 1997, le marégraphe fut entièrement restauré en 2009 mais ne possède plus son dispositif hydraulique.

Deux autres châteaux d’eau-marégraphes furent construits à Rouen : l’un quai Ferdinand-de-Lesseps en 1910 et l’autre quai Jean-de-Béthencourt postérieurement.

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Pont aux Anglais

Posté par rouen1900 le 20 avril 2015

pont anglais 3     pont anglais 1     pont anglais 2

La construction de ce pont fut décidée en 1843 afin de permettre la poursuite de la ligne ferroviaire Paris-Rouen vers Le Havre et Dieppe. Celui-ci mène à un tunnel pratiqué sous la Cote Sainte Catherine et s’appuie sur l’extrémité est de l’ile Lacroix (plus exactement sur ce qu’était autrefois l’ile Brouilly avant que le bras de Seine qui la séparait de l’ile Lacroix ne soit comblé).

La première version de ce pont était en bois. On lui donna le nom de Viaduc d’Eauplet en raison de son emplacement ou celui de Pont aux Anglais en souvenir des ouvriers qui le construisirent.

En 1848, peu après son inauguration les ouvriers rouennais, touchés par le chômage, s’insurgèrent et incendièrent deux arches de cette construction étrangère.

Rapidement réparé, on entrepris néanmoins de remplacer les arches en bois par des arches de fonte et de fer dés 1856.

En 1912 sa solidité devint insuffisante et on prit la décision de le rebâtir. Le nouveau pont fut opérationnel à partir de 1914. Cependant compte tenu du conteste national et international on décida de sursoir à la destruction de l’ancien pont. Ainsi de 1914 à 1920 les deux Ponts aux Anglais (le nouveau et l’ancien) subsistèrent à quelques mètres l’un de l’autre.

Endommagé en 1940, il put être réparé et continu aujourd’hui a être emprunté par les trains de la ligne Paris-Rouen-Le Havre.

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Pour en savoir plus : l’histoire des ponts de Rouen et l’histoire du chemin de fer à Rouen

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Pont Boieldieu

Posté par rouen1900 le 2 avril 2015

Pont Boieldieu

En 1884 on détruisit le Pont Suspendu jugé trop peu sur, et qui ne répondait plus aux besoins, toujours croissant, de franchissement de la Seine.

On le remplaça par le Pont Boieldieu. Ses trois arches atteignaient une largeur de vingt mètres, soit trois fois plus que son prédécesseur. Ses piles se terminaient par des exèdres semi-circulaires garnies de bancs.

Démoli en 1940 le nouveau Pont Boieldieu sera reconstruit en 1955.

Le Pont Boieldieu fut plusieurs fois peint par les impressionnistes notamment par Camille Pissaro dont la toile est présentée au Musée des Beaux-Arts de Rouen.

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Pour en savoir plus : l’histoire des ponts de Rouen

Trouver d’autres CPA du Pont Boieldieu sur Delcampe

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Quai de Paris

Posté par rouen1900 le 22 mars 2015

numérisation0036     Quai de Paris 2

Le Quai de Paris s’étend de la Rue Grand Pont au Boulevard Gambetta.

Sous la Révolution il portait le nom de Quai Bordier en hommage au révolutionnaire condamné à mort et pendu à l’entré du Pont de Bateaux le 21 aout 1789 avant d’être réhabilité par le Conseil Général de la Commune de Rouen le 23 novembre 1793.

En 1841, il pris le nom de Quai Napoléon en souvenir du passage des cendres de l’Empereur l’année précédente. Le 25 septembre 1870, après la défaite de Sedan, un arrêté du Maire de Rouen lui rendit le nom de Quai de Paris.

Entre 1813 et 1856 on procéda à des travaux destinés au redressement et à l’alignement général du port, ce qui explique le caractère un peu répétitif des immeubles qui bordent cette voie. Seule la Porte Lion subsista à ces travaux, tout comme elle fut à nouveau la seule, le siècle suivant, à survivre aux incendies et aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale ainsi qu’aux reconstructions et aux remaniements qui la suivirent.

En amont des premiers ponts, l’activité portuaire sur le Quai de Paris ne concernait que le trafique fluviale et était donc un peu moins spectaculaire que sur les quais en aval de ces ponts.

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