Ramasseur de Chiens

Posté par rouen1900 le 8 juin 2015

Ramasseur de Chiens

Cette vue de la Rue Saint Hilaire prise de la place du même nom, surprend le ramasseur de chiens lors de sa tournée… Accompagné d’un sergent de ville et d’un âne tirant une carriole formant une cage grillagée, ce fonctionnaire, préposé à la capture des chiens errants, parcourt ainsi chaque matin les rues de Rouen. Muni d’une perche terminée d’un lasso, il pourchasse les animaux sans maître autour des poubelles et les livre à la fourrière.

Payé à la capture, il en effectue environ 700 par ans.

Ceux des propriétaires désireux de reprendre leur chien doivent payer une contravention encaissée par le receveur municipal. Les chiens abandonnés et non repris au bout d’un certain délai sont quant à eux livrés à un équarrisseur…

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Les Trois Suisses

Posté par rouen1900 le 20 mai 2015

Trois Suisses

Au début du XXème siècle, nombre d’églises étaient encore confiées à la surveillance de gardes suisses. Si ces derniers n’étaient pas natifs de la confédération helvétique ils avaient néanmoins emprunté une partie du costume et des armes de ses soldats : chaussures à boucles, bas et culottes courtes gris-bleus, gilet rouge brodé de fils d’or, épaulettes, bicorne à plumet, dans la main droite une haute canne à gros pommeau de cuivre et dans la gauche, selon les cas, pertuisane, hallebarde ou épée.

Le suisse conduisait les cortèges et les processions en frappant le sol de sa canne à chaque pas. Dans l’église il plaçait les membres de l’assistance, dirigeait les aspects pratiques des cérémonies et faisait régner l’ordre et le silence dans les rangs des fidèles. En dehors des offices il jouait un peu au guide touristique…

A Rouen plusieurs églises avaient leurs Suisses comme Saint Ouen par exemple.

Le 13 octobre 1892, le Journal de Rouen relate la mort de l’un d’entre eux : « Le vieux Suisse de Saint Godard, M. Alexandre Lecroulant, a été trouvé mort dans son domicile, rue Bouvreuil, hier, vers deux heures de l’après midi. Il avait succombé dans la nuit à un mal subit. Tout le monde, à Rouen, connaissait ce vieillard. Il y avait bien près d’un demi siècle qu’il portait la hallebarde aux cérémonies religieuses de Saint Godard. »

La Cathédrale, quant à elle, n’avait pas un Suisse : elle en avait trois. Ceux sont eux qui figurent sur cette carte.

Dans Madame Bovary, Flaubert nous décrit l’un d’entre eu : « Le Suisse, alors, se tenait sur le seuil, au milieu du portail à gauche, au-dessous de la Marianne dansant, plumet en tête, rapière au mollet, canne au poing, plus majestueux qu’un cardinal et reluisant comme un saint ciboire. Il s’avança vers Léon, et, avec ce sourire de bénignité pateline que prennent les ecclésiastiques lorsqu’ils interrogent les enfants : Monsieur, sans doute, n’est pas d’ici ? Monsieur désire voir les curiosités de l’église ? »

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Maurice Lenfant

Posté par rouen1900 le 24 avril 2015

Maurice Lenfant     signature Lenfant     Maurice Lenfant texte

 

Né en 1902, Maurice Lenfant fut, de 1910 à 1914, élève de la Maîtrise Saint-Evode de la cathédrale de Rouen ou il apprit à jouer de l’orgue. Surdoué dans cette discipline, il devint titulaire de l’orgue de l’église Saint-André dés 1915. Il n’avait alors que 13 ans !

Il compléta sa formation musical à l’Ecole de Carillon de Malines en Belgique et devient titulaire du carillon de la Cathédrale de Rouen dés son inauguration en 1920.

Parallèlement il devint titulaire du grand orgue de Saint-Clément en 1925, puis professeur de musique et fondateur de l’Ecole de Musique Charles-Gounod de Rouen en 1926.

Outre son don pour la musique, Maurice Lenfant avait semble-t-il également quelques facilités pour le dessin, puisqu’il signa cette carte de vœux (texte et dessin) qu’il adressa au chanoine Lesourd pour Noël 1920.

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François Bidel, un lion parmi les lions

Posté par rouen1900 le 28 février 2015

Merci à Laurent Bernard Martin pour la rédaction de cet article.

Cirque Bidel     Cirque Bidel
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Au plus lointain des souvenirs des rouennais, et plus précisément de ses archives, la Ville de Rouen a toujours accueillit des chapiteaux de cirque!
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François Bidel est né le 23 octobre 1839 sur la Foire Saint Romain de Rouen et fut le fondateur d’un établissement zoologique.
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En effet, les gens du voyage parcourent les villes et présentent les animaux sauvages.
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Sur une des cartes postales, on peut lire que la Grande Ménagerie fut fondée en 1880. Les animaux y étaient présentés dans leur cage ou au cours de numéros de dressage.
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Le cinéma intégrera aussi le programme comme attraction lors de son invention.
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Sur une des affiches, François Bidel, le lion parmi les lions (le mot est de Victor Hugo) s’adressait à son public : « chers concitoyens, depuis longtemps, je désirais transformer mon établissement en Théâtre Zoologique… » Il associait des diffusions cinématographiques et des numéros de dressage en tableaux vivants !
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La famille Bidel restera familière aux rouennais, puisque une de ses branches portera le nom de Rancy !
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Cirque Bidel     Cirque Bidel
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Pour en savoir plus sur François Bidel consulter sa biographie sur le site l’Interforain.
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Tombeau de Monseigneur Thomas

Posté par rouen1900 le 22 février 2015

Cardinal Thomas

 

Léon Thomas est né le 29 mai 1829 à Paray le Monial. Ordonné prêtre en 1850 à Autun, il étudie  la philosophie puis la théologie au séminaire. Docteur en théologie en 1856, il devient la même année vicaire général d’Autun et archidiacre de la Cathédrale.

En 1867, il reçois l’évêché de la Rochelle et devient le plus jeune évêque de son temps. Puis en 1884, il accède à l’Archiépiscopat de Rouen.

Promu Cardinal en 1893 par Léon XIII, il décédera un an plus tard le 9 mars 1894 et sera inhumé dans sa Cathédrale.

Après maintes tergiversations sur l’emplacement de son monument funéraire, celui-ci ne sera inauguré qu’en 1911. Placé dans la chapelle Sainte Catherine, au Sud de la Cathédrale, le bombardement du 19 avril 1944 lui fut fatal.

Aimé des rouennais Monseigneur Thomas n’a cependant jamais vraiment pu sortir de l’ombre de son prédécesseur le Cardinal de Bonnechose.

On retiendra surtout de son action la reprise du projet de monument dédié à Jeanne d’Arc. Celui-ci lancé en 1868 prévoyait la construction d’un monument à la mémoire de l’héroïne nationale (que l’on redécouvre alors depuis quelques années seulement et qui ne sera béatifié qu’en 1909 et canonisée en 1920) au centre de Rouen prés des vestiges du château dans lequel elle avait été engeôlée. Tombé dans l’oubli pendant la guerre contre la Prusse, le projet fut repris par l’archevêque qui le déplaça à Bonsecours près de la Basilique (qui n’est alors qu’une église paroissiale, bien que le pèlerinage qu’elle accueil soit déjà ancien).

C’est d’ailleurs à Bonsecours que l’on trouve le « Gros Léon », une énorme cloche qui porte le prénom du Cardinal Thomas. Prévue pour être placée dans le clocher de la Basilique elle s’avéra finalement trop lourde puis y être élevée et resta finalement au pied de l’édifice… Ce qui ne l’empêche pas cependant de sonner les heures depuis 1892 !

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Trouver d’autres CPA de la Cathédrale sur Delcampe.

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