Méridienne du Jardin de l’Hotel de Ville

Posté par rouen1900 le 24 mai 2015

Meridien

La méridienne est une sorte de cadran solaire qui non seulement indique l’heure du midi mais en plus donne la date du jour. En effet, lorsque le soleil est au zénith l’ombre d’une plaque, généralement en forme de soleil et dont un trou marque le centre, vient frapper une règle dont la graduation permets de connaitre le mois et le jour.

Celle qui nous est présentée ici fut construite en 1753, sur les quais, le long de la muraille de la ville à l’emplacement de ce que l’on appelait alors la Bourse Découverte, lieu de rendez-vous des négociants ou l’on traitait des affaires commerciales.

Après la démolition de cette Bourse en 1791, la méridienne fut démontée et réinstallée dans les jardins de l’Hôtel de Ville au début du XIXème siècle.

Sa base constitue une abside et supporte une pyramide ou apparait la règle. La potence qui y est fixé portait autrefois un soleil en tôle découpé qui a aujourd’hui disparu. A droite, un vieillard, figurant le temps, montre du doigt l’endroit de la lecture. Au centre un écus, qui semble avoir été buché, portait l’effigie du roi Louis XV. De chaque cotés de celui-ci deux statues de femmes symbolisent le commerce et la navigation.

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Hotel de Ville

Posté par rouen1900 le 6 mai 2015

Hotel de Ville 1     Hotel de Ville 2

La charte communale de 1144, créa la Municipalité de Rouen. Tout porte à croire que dans un premier temps celle-ci se réunissait dans la Halle aux Marchands qui se trouvait au sud-ouest de l’église Saint-Éloi.

Au début du XIIIème siècle, un nouvel hôtel de ville s’installa au sud de l’actuelle rue du Gros Horloge. C’est à sa présence que l’on doit l’édification du beffroi, symbole de la puissance communale, entre 1220 et 1251.

En 1352, la commune acquit, au nord de la rue du Gros-Horloge, le manoir de la famille Du Chastel. En 1738, l’hôtel de ville s’étend pour occuper la totalité de l’ilot compris entre les actuelles rues du Gros Horloge, aux Juifs, Massacre et Thouret.

Devenu trop étroits les bâtiments furent abandonnés en 1796 et la Mairie s’installa dans l’Hôtel de la Première Présidence (dont l’emplacement est actuellement occupé par l’Espace du Palais).

A nouveau à l’étroit, l’Hôtel de Ville s’installa le 30 mai 1800 dans le dortoir de l’ancienne Abbaye Saint-Ouen, désaffectée depuis novembre 1790.

Pour donner plus de solennité à l’édifice, plusieurs bâtiments abbatiaux furent détruit afin de dégager la place face au nouvel Hôtel de Ville. En 1825, avec la même intention, on remania la façade principale sous la direction de Maillet du Boulay. La façade arrière, sur le jardin, a quant-à elle conservée son aspect d’origine.

Pendant plusieurs années, le deuxième étage a abrité le musée et la bibliothèque.

L’Hôtel de Ville fut en partie incendié dans la nuit du 30 au 31 décembre 1926 et on déplore notamment la disparition des archives de 1800 à 1926.

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Palais de Justice

Posté par rouen1900 le 14 mars 2015

Merci à Corinne Poirier pour la rédaction de cet article.

palais de justice 1     palais de justice 2     palais de justice 3

L’actuel Palais de Justice de Rouen trouve son origine au Xème siècle.

Au temps de l’administration des Ducs de Normandie a été institué un Echiquier de Normandie. Cette assemblée de tous les notables de la province et présidée par le Duc lui-même était itinérante et tenue deux fois par an pendant trois mois (printemps et automne). Mais les difficultés liées à la mobilité de l’Echiquier ont amenées Louis XII à décréter en 1499 l’Echiquier établi à Rouen en un corps de justice souveraine, sédentaire et perpétuelle. La construction du lieu destiné à l’Echiquier de Rouen fut décidée sur l’ancien quartier juif rasé au XIVème siècle. Entre 1499 et 1506, le temps de la construction, l’Echiquier se tint provisoirement au Château du Roi. A partir de 1506, il commença à être tenu dans le Palais encore inachevé.

En 1515, François 1er souhaita que le nom d’Echiquier soit changé en Cour de Parlement. L’Echiquier de Rouen devint le Parlement de Normandie.

Le ressort du Parlement de Normandie s’étendait sur les six grands bailliages normands (Rouen, Caux, Gisors, Evreux, Caen et Coutances). Il était composé de quatre Présidents (deux clercs et deux laïcs), treize conseillers clercs et treize laïcs, deux greffiers, un huissier audiencier, six huissiers, deux avocats généraux et un Procureur Général.

Il était divisé en deux chambres : une pour juger le matin, l’autre pour juger l’après-midi.

Puis devant le développement des chambres (1519 Chambre de la Tournelle pour les affaires criminelles, 1543 première Chambre des Enquêtes, 1547 Chambre des Vacations, 1680 deuxième Chambre des Enquêtes), l’extension des bâtiments fut nécessaire (1510 Construction du Palais Royal avec l’actuelle salle des Assises, 1699 Construction de l’aile droite du Palais, 1717 Construction de l’Hôtel du Premier Président sur le coté est, 1739 Construction de la Chambre des Requêtes sur l’aile ouest) entre la rue aux Juifs et la rue Saint-Lô.

La Révolution Française fit disparaître le Parlement et la coutume normande (Décret du 6 Septembre 1790 qui supprime les Parlements). La Chambre des Vacations expédiait les affaires pour que la justice ne soit pas interrompue et le Palais cessa d’être le centre de la vie publique normande. L’aile est du Palais s’effondra en 1812 et fut reconstruite en 1844 pour accueillir la Cour d’Appel. Entre 1880 et 1884, l’aile ouest fut restaurée pour y installer l’actuel Tribunal de Grande Instance (Coté rue Jeanne d’Arc).

En 1840, le Palais est classé aux Monuments Historiques.

Le monument a beaucoup souffert durant la Seconde Guerre Mondiale. La voûte de la Salle des Procureurs, le plafond de la salle des Assises et l’ancien hôtel du Premier Président ont été détruits par des bombardements et incendies les 18-19 avril et 26 août 1944.

Des travaux de rénovation ont été entrepris immédiatement : mesures de sauvegarde, déblaiement, restauration dans la Cour d’Appel, restauration des quatre tourelles de la Salle des Procureurs et de divers bâtiments.

En avril 1976, lors de l’aménagement du passage piétonnier de la Cour d’Honneur, un monument est découvert sous la Cour. Il est appelé Monument aux Juifs ou Maison Sublime. Ce monument aurait été construit vers 1100 et les spécialistes s’interrogent sur la destination de cette construction : était-ce une école ? Une maison d’habitation ? Une Synagogue ?

En 2005, une vaste opération de rénovation des façades et des gargouilles a été entreprise durant cinq années et a redonné au Palais de Justice toute sa splendeur gothique.

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Trouver d’autre CPA du Palais de Justice sur Delcampe.

 

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Maison du Four Banal

Posté par rouen1900 le 8 mars 2015

maison four banal

En 1824, le syndicat des boulangers décida la construction d’un four de secours pour les boulangers momentanément en panne de matériel. Celui-ci fut construit dans une vieille maison de style renaissance sise au fond d’une cour intérieure au N° 70 de la Rue Malpalu, maison que l’on appellera dés lors « Maison du Four Banal ».

En 1890, lors du percement de la Rue Louis Brune, l’édifice, voué à la destruction, fut racheté par un entrepreneur de démolition, Victor Callouel, qui le fit transférer un peu plus loin. La « nouvelle » Maison du Four Banal a considérablement été modifiée : l’ancien oriol a disparu, tandis qu’une tour d’angle a été ajoutée et que de nombreuses pièces de bois ont vu leur décoration largement remaniée.

Face à la Maison du Four Banal une autre façade avait été remontée : celle de la Maison des Echevins qui jadis se trouvait Rue Aux Juifs, entre l’ancien Hôtel de Ville et le Palais de Justice.

L’ensemble fut réduit en cendres pendant l’incendie de 1940.

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Fontaine du Gros Horloge

Posté par rouen1900 le 6 mars 2015

Fontaine Gros Horloge

Alimentée par la source Gaalor, la première fontaine qui occupa ce lieu fut construite en 1250 et était appelée fontaine Massacre, du nom de la porte qui s’y trouvait jadis.

Une autre fontaine bâtie en 1456 était ornée de statue de la Vierge et d’évêques de Rouen.

L’édifice actuel date, quant à lui, de 1732. Le panneau sculpté qui le domine représente les amours d’Alphée et d’Arethuse, figures de la mythologie grecque.

Au dessous du groupe sculpté, un cartouche indique en latin :

« A Louis XV, roi très chrétien, père de la patrie ; étant gouverneur de la ville et de la province très chéri et très libéral François Frédéric Montmorency, duc de Luxembourg, pair de France, premier baron chrétien ; la cité reconnaissante dédie, voue et consacre cette fontaine ornée des figures d’Alphée et d’Aréthuse, dont les ondes seront éternelles aussi bien que leur amour. L’an du salut 1732. Jean Pierre de France architecte. »

Il faut dire que le duc de Luxembourg avait contribué à la construction de l’édifice à hauteur de 3000 livres… Cela valait bien un peu de flagornerie !

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Pour en savoir plus :

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Trouver d’autres cartes du Gros Horloge sur Delcampe.

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