Hôtel de la Première Présidence

Posté par rouen1900 le 10 juillet 2015

Hôtel de la Première Présidence

Construit à partir de 1717 par l’architecte Martinet, l’Hôtel de la Première Présidence, rue Saint Lo, abritait la demeure de Nicolas Camus de Poincarré, nommé par le roi Premier Président du Parlement de Normandie. Construit dans le style typique des débuts de la Régence, les motifs sculptés du pavillon central rappelaient au magistrat ses trois principales vertus : la Justice, la Force, et la Prudence. Côté jardin les thèmes retenus sont plus récréatifs : nymphes, satyres, faunes, etc…

D’un point de vue pratique, le Premier Président pouvait passer directement de son hôtel au Parlement par une galerie aérienne qui traversait la rue.

Lors de l’agrandissement de la Rue Saint Lo en 1854, pour faciliter la circulation, on supprima cette galerie et la dernière travée de chacune des deux ailes de l’hôtel.

A la Révolution, le bâtiment fut quelques temps transformé en Hôtel de Ville avant d’être affecté aux Sociétés Savantes.

L’Hôtel de la Première Présidence fut occupé par les Allemands durant la Seconde Guerre Mondiale et parti en flamme le 26 aout 1944, à la veille de la libération de Rouen. Quelle fut la cause de cet incendie : les bombardements alliés ou l’action même des Allemands qui, contraint d’abandonner les lieux, auraient voulu faire disparaitre leurs matériels et leurs documents ? Nul ne le sait. Ce qui est certain cependant c’est la volonté de restaurer l’édifice après la Libération. Des travaux sont entrepris afin de dégager les ruines, de consolider les murs et d’étayer les ouvertures.

Malheureusement, le vent tourna et tout fut finalement rasé en 1957. L’espace dégagé servi longtemps de parking à ciel ouvert avant de céder la place à l’actuel Espace du Palais.

De l’Hôtel de la Première Présidence seul subsiste aujourd’hui le portail, représenté sur cette carte. Celui-ci, cependant, n’est qu’une reproduction à l’identique réalisée au XIXème siècle. L’original est, quant à lui, dans le Jardin Sainte Marie, face au Musée des Antiquités, et sert depuis la fin de la Première Guerre Mondiale de Monument aux étudiants de l’école de Médecine et de Pharmacie morts pour la France.

Publié dans Hotels Particuliers | Pas de Commentaire »

Hotel de Romé

Posté par rouen1900 le 30 juin 2015

Hotel de Romé

Cet hôtel particulier fut construit vers 1525 pour Nicolas de Romé, Seigneur de Fresquienne et du Bec-Crespin, Conseiller du Roi et Maître des Requêtes.

Celui-ci le vendit en 1589 à l’administration royale qui y installa la Cour des Comptes deux ans plus tard.

Le bâtiment était alors constitué de deux ailes perpendiculaires : l’une à l’ouest et l’autre au sud. Puis, au fur et a mesure des agrandissements successifs, l’édifice pris la forme d’un carré ouvert sur une cour intérieur. La chapelle, au rez de chaussé de l’aile sud fut transformé en loggia permettant de traverser le bâtiment depuis le rue des Carmes jusqu’à la rue Saint Romain.

L’ancienne Cour des Comptes a été classée au titre des monuments historiques en 1886.

Malheureusement elle fut fortement touchée par les bombardements alliés de 1944 et resta longtemps à l’abandon. En 1971, lorsqu’on construisis le Palais des Congrès, on pris la décision de ne conserver que le rez de chaussé et le premier étage de la façade sur cour de l’aile ouest, bien que d’autres parties auraient semble-t-il pu être sauvées.

Cette façade rescapée fut conservée à l’intérieur du Palais des Congrès et est, depuis la démolition de celui-ci et après restauration complète, rendue au regard du public dans la cour intérieure de l’espace Monet-Cathédrale.

Certaines pierres sculptées de l’Hôtel de Romé ornent aujourd’hui l’entrée de la Chambre Régionale des Comptes (héritière de la Cours des Comptes) dorénavant installée dans l’Hôtel Delamare Deboutteville, rue Bouquet.

Il est également plaisant de noter qu’Etienne Pascal, père de célèbre philosophe Blaise Pascal, travailla à cette Cour des Comptes, de janvier 1640 à mai 1648, comme Commissaire du Roi pour la levée des tailles. Et c’est peut être bien pour aider son père dans ses fonctions que le jeune Blaise, qui ne songeait pas encore a écrire ses pensées, eu l’idée, en 1641, à l’age de 18 ans, d’inventer sa machine d’arithmétique, surnommée Pascaline et ancêtre de nos calculatrices modernes.

Publié dans Hotels Particuliers, Monuments Civils | Pas de Commentaire »

Hôtel de Bourgtheroulde

Posté par rouen1900 le 12 mai 2015

Hotel de Bourgtheroulde 2     Hotel de Bourgtheroulde 1     Hotel de Bourgtheroulde 3

Construit à partir de 1501 pour Guillaume II Le Roux, conseiller de l’Échiquier de Normandie et seigneur de Bourgtheroulde, cet hôtel particulier se dessine autour d’une cour intérieure.

Une fois entrée dans cette cour, le visiteur découvre une façade principale gothique avec pinacles, arcs brisés et fenêtres à meneaux. La salamandre rappelle l’époque ou commença la construction du bâtiment sous le règne de François Ier.

La tourelle polygonale à gauche de la façade était, comme en témoigne le cliché, entièrement recouverte de sculptures Renaissance qui figuraient des scènes pastorales. Presque entièrement détruite en 1944, elle fut rebâtie sans ses bas-reliefs.

L’aile gauche est constituée d’une galerie Renaissance à l’italienne appelée « galerie d’Aumale ». Celle-ci est ornée de bas-reliefs représentant, en haut, six scènes allégoriques des Triomphes de Pétrarque et, en bas, l’entrevue du camp du Drap d’Or.

L’aile droite, quant à elle, est constituée d’un pavillon de style classique, construit vers 1770 après un incendie et d’une façade assez rude de style gothique.

Enfin un porche d’entrée vient clore cette cour. Celui-ci est décoré de deux léopards soutenant les armes de la famille de Bourgtheroulde et du porc-épic symbole du roi Louis XII, sous le règne du quel s’acheva cette construction.

Une échauguette qui ornait l’angle de l’édifice à gauche du porche, a été supprimée au début du XIXème siècle. Elle a été rebâtie à l’identique de 2009 à 2010.

L’Hôtel de Bourgtheroulde resta longtemps entre les mains de la famille Le Roux. Puis à partir de 1848, il abrita une banque : le Comptoir d’Escompte de Rouen, qui fut crée la même année et qui entrera dans le groupe CIC en 1935.

Le CIC restera propriétaire des lieux jusqu’en 2006, date à laquelle l’Hôtel de Bourgtheroulde fut acquit par le Groupe Hôtelier SLIH qui y installa un hôtel 5 étoiles de 78 chambres comprenant un spa avec piscine, un restaurant gastronomique, une brasserie et un bar lounge.

Publié dans Hotels Particuliers | Pas de Commentaire »

Hôtel d’Arras

Posté par rouen1900 le 12 avril 2015

Hotel d'Arras

Cet hôtel particulier fut construit entre 1633 et 1635 pour Richard Osmond, Conseiller du Roi et Trésorier de France pour la généralité de Rouen.

Il fut construit à l’emplacement approximatif de la Porte d’Arras fermée en 1527, entre la rue Saint Patrice et le rempart dont le tracé est aujourd’hui occupé par le boulevard de la Marne. Outre les armes de la Ville de Rouen, on avait placé sur la façade de cette porte les armes de la ville du Pas de Calais qui présente, notamment, trois rats : c’est peut être là l’origine du nom de la « Rue de la Porte aux Rats » toute proche.

En 1846 le bâtiment fut acquis par les Jésuites qui en firent une école. En 1882, c’est le Lycée de Jeunes Filles de Rouen qui s’y installa ; il prendra en 1896 le nom de la Pucelle d’Orléans et deviendra plus tard le Lycée Jeanne-d’Arc dans lequel Simone de Beauvoir enseignera de 1932 à 1936.

En 1974, le Lycée Jeanne-d’Arc céda sa place au Collège Barbey D’Aurévilly.

L’Hôtel d’Arras est depuis 1886 classé monument historique.

Publié dans Hotels Particuliers | Pas de Commentaire »

Hotel d’Etancourt

Posté par rouen1900 le 24 mars 2015

Hotel Etancourt

La légende de certaines CPA indique « Hôtel Pain d’Etancourt ». C’est en effet le patronyme complet de la famille de négociants rouennais qui donna son nom à cet hôtel particulier ainsi qu’au passage qui en en traversant la cour intérieure relie la Rue du Gros Horloge à la Rue aux Ours.

La battisse fut construite en pan de bois au XVIIème siècle. Sa façade était parée de statues représentant les quatre éléments et les dieux de l’Olympe.

Très usées au début du XXème siècle, la façade et les statues furent classées Monuments Historiques en 1933.

En 1965, lors des travaux d’installation du magasin Monoprix, on décida le déménagement des éléments classés. Ceux ci furent remontés à l’ouest de la rue d’Amiens quelques mois plus tard, à l’exception des statues, trop endommagées, qui furent remplacées par des moulages.

Publié dans Hotels Particuliers | Pas de Commentaire »

 

Pépé à la guerre Mémé à l&#... |
Quatriemea |
L'histoire et les lége... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mesfanfic1
| Timzeer
| Pierrelesoumis