Fontaine du Gros Horloge

Posté par rouen1900 le 6 mars 2015

Fontaine Gros Horloge

Alimentée par la source Gaalor, la première fontaine qui occupa ce lieu fut construite en 1250 et était appelée fontaine Massacre, du nom de la porte qui s’y trouvait jadis.

Une autre fontaine bâtie en 1456 était ornée de statue de la Vierge et d’évêques de Rouen.

L’édifice actuel date, quant à lui, de 1732. Le panneau sculpté qui le domine représente les amours d’Alphée et d’Arethuse, figures de la mythologie grecque.

Au dessous du groupe sculpté, un cartouche indique en latin :

« A Louis XV, roi très chrétien, père de la patrie ; étant gouverneur de la ville et de la province très chéri et très libéral François Frédéric Montmorency, duc de Luxembourg, pair de France, premier baron chrétien ; la cité reconnaissante dédie, voue et consacre cette fontaine ornée des figures d’Alphée et d’Aréthuse, dont les ondes seront éternelles aussi bien que leur amour. L’an du salut 1732. Jean Pierre de France architecte. »

Il faut dire que le duc de Luxembourg avait contribué à la construction de l’édifice à hauteur de 3000 livres… Cela valait bien un peu de flagornerie !

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Pour en savoir plus :

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Fontaine de la Croix de Pierre

Posté par rouen1900 le 24 février 2015

croix de pierre

Au XIIIème siècle l’Archevêque Gauthier fit édifier une croix au centre de ce carrefour, ce qui donna son nom à la Place de la Croix de Pierre. Plus tard, en 1500, le Cardinal d’Amboise, fit construire une première fontaine qui ne fut alimentée en eau qu’a partir de 1515.

Partiellement détruite par les protestants en 1562, elle fut réédifiée en 1628, et une croix placée à son sommet.

Au XVIIème siècle le quartier était habité par de nombreux drapiers. Cette population très « remuante » à l’époque, tenait souvent des rassemblements sur cette place, avant d’aller manifester au Parlement (aujourd’hui Palais de Justice) ou brûler des marchandises étrangères sur les Quais…

Sous la Révolution, de 1792 à 1795, la croix qui surmonte la fontaine fut remplacée par le buste de Marat !

Restaurée en 1816, elle était cependant dans un tel état de ruine en 1872, qu’on décida de la reconstruire entièrement. L’ancienne fontaine fut transportée dans les jardins du Musée des Antiquités où l’on peut la voir aujourd’hui encore.

Entièrement détruite par les bombardements de 1944, elle fut reconstruite à l’identique.

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Pour en savoir plus : L’Histoire des Fontaines de Rouen.

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Histoire des Fontaines

Posté par rouen1900 le 10 février 2015

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L’alimentation des villes en eau potable a toujours été un enjeu essentiel. Le Livre des Fontaines que Jacques le Lieur rédigea (ou devrais-je dire dessina) nous renseigne très précisément sur le dispositif mis en place à Rouen au XVIème siècle.

La source Gaalor, exploitée depuis l’époque Gallo-romaine, émerge au pied de la côte du Mont aux Malades, près de l’actuelle rue Bouquet et fournit 400 m3 par jour. Ses canalisations desservent les fontaines du Château, de Saint Lo, de la Crosse, du Marché Neuf (aujourd’hui place du Maréchal Foch), de Sainte Croix des Pelletiers, du Gros Horloge, de Saint Cande, et enfin celle des Cordeliers. A noter que le surplus de cette source donne naissance à la Renelle, un petit ruisseau qui dévale vers la Seine, sur le tracé approximatif de notre actuelle rue Jeanne d’Arc.

En 1500, sous l’influence du Cardinal d’Amboise, on décide la captation de la source Carville, au pied du plateau du Roule. 1200 m3 sont chaque jour acheminés par un aqueduc de trois kilomètres entre Darnetal et la Porte Saint Hilaire. Cette source dessert les fontaines des Célestins, des Clarisses, de la Croix de Pierre, de Sainte Croix Saint Ouen, de Saint Maclou, des Augustins et enfin celle de l’Archevêché.

En 1510, grâce à un prêt octroyé à la municipalité par Guillaume le Roux, propriétaire de l’Hôtel de Bourgtheroulde, on entreprend d’utiliser les sourcins qui apparaissent en contrebas de la rue du Renard. La source d’Yonville avec un débit de 260 m3 par jour alimente les fontaines du Vieux Marché, de la Pucelle, de Saint Vincent, des Cordeliers (déjà desservie par la source Gaalor) et celle de Lisieux.

A ces trois sources décrites dans le Livre des Fontaines s’ajoutent la source Notre Dame, qui appartient aux Chanoines, et qui alimente la fontaine sur Parvis de la Cathédrale et la source Saint Nicaise, qui exploitée plus tard, alimentera la Fontaine du Plat, celle de l’Hôtel de Ville et le jet d’eau du Jardin.

Au fil des ans d’autres fontaines verront le jour : celles de Saint Romain, du marché aux Fleurs…

Beaucoup plus tard on érigera la Fontaine Sainte Marie (assise sur un réservoir d’eau potable toujours utilisé aujourd’hui) et quelques fontaines plus décoratives que fonctionnelles comme celles de Louis Bouilhet ou de Jean Baptiste de la Salle.

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Pour en savoir plus sur le Livre des Fontaines et ses formidables illustrations : le site des Bibliothèques de Rouen.

Trouver des CPA des fontaines de Rouen sur Delcampe.

 

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