Premier Couvent de la Visitation

Posté par rouen1900 le 28 janvier 2015

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Autorisées à s’installer à Rouen en 1630 les religieuses de la Visitation Sainte Marie, qui se consacrent à l’enseignement,  font construire leur couvent en haut de la rue Beauvoisine entre 1680 et 1691, puis une église en 1711.

Dès 1642, sept sœurs quittent ce couvent pour en fonder un second (celui-ci est presque entièrement détruit, les quelques bâtiments qui subsistent aujourd’hui sont occupés par le Lycée Jeanne d’Arc).

A la Révolution ce couvent sert de lieu d’internement aux religieuses insermentées. L’église est quant-à elle rasée.

Les années suivantes, une partie l’édifice est affecté à l’enseignement. On y voit ainsi se succéder l’école d’agriculture, l’école de médecine et de pharmacie et enfin celle des beaux arts.

L’autre partie est transformée en musées : le Musée des Antiquités (ouvert en 1831), le Muséum d’Histoire Naturelle (ouvert en 1834) enfin le Musée de la Céramique (ouvert en 1864 et transféré en 1888 d’abord au premier étage du Musée des Beaux Arts puis en 1984 à l’Hotel d’Hocqueville).

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Eglise Saint Nicaise

Posté par rouen1900 le 18 janvier 2015

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Au IIIème siècle, Saint Nicaise fut envoyé à Rouen par Saint Denis pour en être le premier évêque. Nicaise ne vit cependant jamais la capitale normande : lors de son voyage il fut attaqué et décapité ! La légende raconte qu’il porta sa tête jusque sur une ile de la Seine, près de Gasny, où il fut enterré… Une statue, sur la façade occidentale de la Cathédrale, le représente portant ainsi sa calotte crânienne.

L’église Saint Nicaise fut fondée au VIIème siècle par Saint-Ouen (lui aussi évêque de Rouen) qui y plaça les reliques de son prédécesseur. L’édifice n’est alors qu’une simple chapelle hors de la ville et ne devint église paroissiale qu’en 1388.

En 1518, une tempête renversa le clocher central, qui endommagea gravement l’édifice. Le cœur fut rebâti dans des proportions plus importantes que l’ancien. Malheureusement, faute de budget, les travaux de reconstruction furent stoppés en 1588 : la nef et le transept demeurèrent quelques mètres moins haut que le cœur ! Inspirés, les rouennais prirent l’habitude de dire des gens qui ont plus de vanité que d’argent, qu’ »ils sont comme les paroissiens de Saint Nicaise, ils ont le cœur plus haut que la bourse… »

Les relations entre les paroissiens de Saint Nicaise et leurs voisins de Saint Godard n’étaient pas au beau-fixe !  Il faut reconnaître que les deux camps n’avaient rien de commun : Saint Godard était habitée par de riches familles bourgeoises tandis que Saint Nicaise était peuplée d’ouvriers, pour la plus part, sans le sous. La tension attend son paroxysme en 1632 avec l’épisode de « la boise de Saint Nicaise ». Cette guerre de clochers nous est compté, notamment, par Amable Floquet dans la Revue de Rouen et de Normandie de 1836 (consulter l’article).

Épargnée par la Révolution, elle fut malheureusement, dans la nuit du 9 au 10 mars 1934, presque entièrement ravagée par un incendie.

Les architectes Pierre Chirol et Emile Gaillard conduisent les travaux de reconstruction. Un nouveau clocher et une nouvelle nef sont bâtis en béton armé, mais dans un style s’inspirant du gothique, et s’intègrent ainsi au chœur et bas-coté du XVIème. Quant à la réalisation des vitraux, elle est confiée à Max Ingrand.

L’église est rendue au culte en 1940. Malheureusement le béton utilisé se dégrade vite et le monument est depuis 2002 fermé au public.

Depuis 1981 l’église Saint Nicaise est classée au titre des Monuments historiques.

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Pour en savoir plus :

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Eglise Saint Laurent – Musée de la Ferronnerie

Posté par rouen1900 le 4 janvier 2015

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La construction de l’église actuelle s’acheva en 1482. Elle fut bâtie à l’emplacement d’une ancienne chapelle (primitivement sous le vocable de Saint Antoine) érigée en église paroissiale en 1204 et détruite par un incendie en 1248.

Une tour est ajoutée entre 1490 à 1501. Elle est surmontée d’une flèche (plus ou moins semblable à celle de Saint Maclou) haute de 37 mètres et qui souffrira des tempêtes successives (1520, 1638, 1683). Reconstruite en 1703 elle sera définitivement démolie en 1810.

Outre les assauts du vent, l’église dut également subir les ravages causés par les Protestants en 1562 et même un incendie en 1702.

Elle est supprimée en 1791, et abrite alors le club des Jacobins. Non rétablie lors du Concordat, elle est vendue comme bien national en 1803. Louis Brasseur, « directeur de voitures de louage et de fiacres » s’y installe : l’église fait office de hangar et d’écurie. Plus tard elle sera occupée par des repasseuses dont les chemises sécheront pendues sous les ogives gothiques du XVème siècle… L’avant porche quant à lui est muré et on y installe un logement (on aperçoit sur la carte les fenêtres perçant ce mur).

En 1872, Eustache de La Quérière s’interroge sur l’avenir et la conservation de l’Eglise Saint Laurent. Trop proche de Saint Godard pour etre rendu au culte Catholique, peut-on l’affecter au culte protestant ou juif ?

Finalement, en 1893, la ville de Rouen achète le bâtiment, le restaure et y installe en 1911 le Musée d’Art Normand (créé à l’occasion du Millénaire Normand fêté la même année), avant que ne s’y installe dix ans plus tard le Musée de la ferronnerie Le Secq des Tournelles.

Évacuées pendant la Seconde Guerre Mondiale les collections de ferronnerie ne regagneront leur musée que plusieurs années plus tard. Durant ce temps et jusqu’à la remise en état du temple Saint Eloi, l’église Saint Laurent servi de lieu de culte à la religion réformée.

L’église Saint Laurent est depuis 1914, inscrite au titre des Monuments Historiques.

Le cliché utilisé pour cette carte postale a été pris vers 1866, bien avant son impression. Le bâtiment accueillant le Musée des Beaux-Arts et la Bibliothèque n’est pas encore construit. A sa place on avait aménagé une esplanade plantée d’arbres.


Trouver d’autres CPA de l’église Saint Laurent sur Delcampe.

Pour plus d’informations sur le Musée Le Secq des Tournelles : Les Musées de la Ville de Rouen.

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