Eglise Saint Etienne des Tonneliers

Posté par rouen1900 le 24 juillet 2015

Saint Etienne des Tonneliers

Cette église, dont l’emplacement est aujourd’hui occupé par la place Jacques Le Lieur, fut à l’origine construite sur une petite ile de la Seine, plus tard rattachée à la rive droite vers le Xème siècle.

Initialement dédiée à Saint Léger, elle fut finalement placée sous le vocable de Saint Étienne. Son nom complet lui fut donné par la confrérie des tonneliers, nombreux dans ce quartier proche du port (les tonneaux, ancêtres de nos containers actuels, servaient en effet de contenants pour le transport des liquides bien sur mais aussi des matériaux solides notamment les céréales).

Littéralement enserrée entre les maisons environnantes, l’église ne laissait que peu voir son architecture extérieure à l’exception de sa chapelle nord est, chef d’œuvre du gothique flamboyant.

Saint Étienne des Tonneliers fut, comme bon nombre d’églises rouennaises, victime de la fureur des protestants en 1562. Elle bénéficia en 1654 de travaux de consolidation.

La paroisse fut supprimée dès avant la Révolution, en 1783, et le mobilier commença à être dispersé. En 1792, l’église, le presbytère et trois maisons en dépendant furent vendus comme bien nationaux.

L’église, dont la tour fut détruite, et la grande toiture remplacée par une toiture en dents de scie, servit à divers usages notamment d’entrepôt pour la Maison Cauvin Yvose, fabriquant de toiles d’emballage, bâches et sacs puis de centre d’accueil pour les déshérités où l’on servait la soupe populaire et enfin de garage pour les véhicules de la Compagnie Normande d’Autobus…

Menacée de destruction en 1937, l’édifice fut classé à l’inventaire des Monuments historiques en 1941, ce qui le sauva pour quelques temps. Pour peu de temps en fait ! Lourdement touché par les bombardement de la Semaine Rouge, ses vestiges, bien que conséquents, ne furent pas jugés asses dignes d’internet pour trouver une place dans le plan de reconstruction et furent, sous les coups de pioches, transformés en moellons destinés au remblai en 1947.

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Chapelle des Augustins

Posté par rouen1900 le 14 juillet 2015

Eglise des Augustins

Vers 1310, les Augustins obtinrent le droit d’installer leur monastère à Rouen. Ils prirent la place des frères béguins dont ils rebattirent l’église. Compte tenue d’une mitoyenneté gênante au nord, cette chapelle fut construite avec toutes ses ouvertures tournées vers le sud.

Le monastère formait un rectangle compris entre les rues Malpalu, des Avirons, des Crottes et des Augustins. Au centre de cette enclave, le cloître desservait l’église au nord, un bâtiment comportant la salle capitulaire à l’est et un dernier bâtiment, au sud, qui longeait la rue des Augustins et dans lequel se trouvait l’entrée principale et une fontaine monumentale.

Au XVIIème siècle on ajouta une nouvelle façade, venant couvrir l’ancienne, et permettant d’aligner la chapelle, jusqu’alors en retrait, sur les autres façades de la rue Malpalu.

A la fin de l’Ancien Régime, des problèmes financiers contraignirent les Augustins à louer une partie de leurs locaux à l’armée pour y établir un dépôt de vivre.

La Révolution chassa les moines et la chapelle fut déclarée bien national en 1790. Désaffectée, elle servit de dépendance à l’Armée, puis de chai à vin, et enfin de dépôt pour le matériel municipal.

En état de ruine avancée, elle fut rachetée en 1926 par la Ville qui souhaite la faire restaurer et la transformer en salle de réunion. Elle sera même classée au début de l’année 1940.

Malheureusement incendiée en juin 1940 l’église fut de plus gravement endommagée par les bombardements. Bien qu’encore conséquent, on choisi en 1948 de raser les derniers murs des Augustins lors de la reconstruction du quartier.

Témoins de ces vestiges, deux fenêtres de la façade sud et la fontaine furent remontées dans le peu connu square Guillaume Lion. L’emplacement du monastère est quant à lui occupé par la rue de la République, élargie lors de la reconstruction du quartier, et le cinéma Omnia.

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Abbatiale Saint Ouen

Posté par rouen1900 le 6 juillet 2015

Abbatiale Saint Ouen

En 688, les restes de l’ancien évêque de Rouen, Ouen, décédé quatre ans plus tôt, furent transférés dans la basilique Saint-Pierre, situé au nord est de la ville, hors des remparts et au sujet de laquelle on ne sais pas grand chose. Vers 755, des moines s’installèrent près de ce lieu de culte et quelques temps plus tard le nom de Saint Ouen s’imposa à cette communauté.

Après les destructions des scandinaves, qui prennent fin en 911, la nouvelle abbaye prospère grâce aux reliques du saint et à la générosité des puissants. Au XIème siècle, on décide la construction d’une nouvelle église abbatiale romane dont il ne reste que la Tour aux Clercs.

Plusieurs fois incendiée aux XIIème et XIIIème siècles, l’église s’effondra en 1318. L’abbé Jean Roussel, appelé Marc d’Argent, décida la reconstruction de l’abbatiale dans le nouveau style gothique. Les travaux s’éternisent et deux siècle plus tard prennent brusquement fin lors des guerres de religion sans que la façade occidentale ne soit achevée (elle ne le sera qu’en 1851)

Le cloître, dont il ne reste qu’une travée, semble dater du début du XVIème siècle. Il servait de transition avec les constructions conventuelles qui s’étendaient au nord de l’église.

Au XVIIIème siècle, les architectes Defrance puis Lebrument édifièrent l’aile est qui est affectée à l’administration municipale depuis 1800.

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Tour Saint André

Posté par rouen1900 le 2 juillet 2015

Tour Saint Andre

Placée en dehors des premiers murs de la ville, cette paroisse s’appela d’abord Saint André de la Porte aux Fèvres, en raison des forgerons qui habitaient le quartier. Lorsque la ville s’étendit, la paroisse fut englobée dans les remparts et l’église pris le nom de Saint André de la Ville, pour la différencier d’une autre église, située près de la porte Cauchoise, Saint André hors la Ville.

L’édifice fut reconstruit à partir de 1486 : la nef est rebâtie en 1521, la tour est construite de 1541 à 1546 et le grand portail est achevé en 1556.

Dans son Histoire de Rouen, Farin décrit le clocher de Saint André comme «un ouvrage achevé, percé au jour de tous costés, et que l’on peut mettre au nombre des plus beaux de la ville».

Fermée au culte à la Révolution, l’église, ainsi que que le presbytère, le cimetière et les constructions qui les entourent, sont vendus comme biens nationaux. La tour sert alors d’atelier pour fondre des plomb de chasse : on lâchait du haut de la tour des gouttes de plomb fondu qui se solidifiaient en billes rondes lors de leur chute.

Lors du percement de la rue de l’Impératrice (actuelle rue Jeanne-d’Arc) en 1861, l’église est détruite et il n’est conservé que la tour.

Au pied de celle ci on remonta quelques façades anciennes (dont la Maison de Diane de Poitiers) qui abritèrent l’Office de Tourisme jusqu’à leur destruction pendant les bombardement de 1944.

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Basilique de Bonsecours

Posté par rouen1900 le 22 juin 2015

Basilique de Bonsecours

Pour les éditeurs de cartes postales du début du XXème siècle Rouen et Bonsecours c’est sensiblement la même chose : il n’est par rare de voir comme sur cette carte la légende : « Rouen, l’Eglise de Bonsecours »

La basilique accueille un pèlerinage mariale fort ancien qui s’incarne dans une statue de la vierge en bois polychrome du XVIème siècle, Notre Dame de Bonsecours.

C’est d’ailleurs en raison de ce pèlerinage que la paroisse de « Blosseville » pris au XVIème siècle le nom de « Blosseville-Bonsecours » puis simplement « Bonsecours » en 1958.

La basilique actuelle fut construite par l’architecte Barthelemy, bien connu à Rouen, à la demande de l’abbé Godefroy, nommé à Blosville en 1838. On conserva cependant de l’ancienne église, ruinée par la Révolution Française, la pièce la plus importante et la plus vénérée, la statue de Notre-Dame de Bonsecours, bien évidement, mais aussi les stalles en bois du XIIIème siècle.

Erigée entre 1840 et 1844, la nouvelle basilique, de style néogothique, comporte une nef flanquée de bas-côtés, sans transept, et une tour surmontée d’une flèche au-dessus du portail occidental. L’intérieur de la basilique est entièrement peint. Elle possède des orgues d’Aristide Cavaillé-Coll, des vitraux de Gaspard Gsell et des ferronneries de Pierre Boulanger.

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