Tombeau de l’Archeveque Maurice

Posté par rouen1900 le 4 avril 2015

Tombeau archeveque Maurice

Derrière le chœur de la Cathédrale, à gauche de la Chapelle de la Vierge, se trouve placé dans un renfoncent de la muraille, un tombeau.

Le sarcophage qui supporte le gisant est décoré d’une série de neuf personnages assis. Au centre on devine le Christ. De part et d’autre les personnages tiennent des livres : probablement les Apôtres. Pourquoi cependant n’y en a-t-il que huit et non pas douze ? Tout porte a croire que les quatre apôtres restant ont été sculptés sur les faces latérales du sarcophage qui devait avoir été conçu à l’origine pour être placé contre la muraille et non y être inséré…

L’arcade qui domine le tombeau est ornée d’une frise ciselée présentant des traces de polychromie. On y voit une série de six anges tenant des flambeaux et des encensoirs et au centre deux anges supplémentaires portant dans un linceul l’âme du défunt représentée par un enfant nu.

Le gisant est décrit par Achille Deville dans le livre qu’il consacre aux Tombeaux de la Cathédrale : « Le prélat est représenté couché sur un linceul, les bras croisés sur la poitrine, et tenant sa crosse de la main droite (la partie inférieure et la tête de la crosse ont disparu.) L’anneau pastoral est passé au doigt du milieu de la même main; mais, par une disposition assez singulière, il est arrêté à la seconde phalange. Les cheveux du prélat sont courts et arrondis. La tète est revêtue d’une mitre peu élevée, telle qu’on les portait avant le XVIème siècle, et qui est ornée seulement d’espèces de galons à enroulements d‘un beau style, qui rappellent l’époque de Saint Louis. En général, sous le rapport du dessin , la figure ne manque pas d’un certain caractère; les détails en sont traités avec soin. Le premier objet que l’on doive remarquer dans le costume de la statue est le pallium. Cet ornement, signe de la dignité archiépiscopale et de l’investiture papale, se compose ici de deux bandes plates et nues, dont l’une coupe horizontalement la poitrine , et la seconde descend perpendiculairement jusqu’au-dessous des genoux. Le pallium est placé sur la chape de pallium, autrement la chasuble, qui se déploie et s’arrondit par-devant« 

Pas de doute donc sur le fait que ce tombeau renferme les cendres d’un Archevêque. Lequel cependant ?

Au XIXème siècle les historiens rouennais hésitent entre Maurice, Archevêque de Rouen de 1231 à sa mort en 1235 et Guillaume de Durfort, Archevêque de 1319 à sa mort en 1330.

Pour Deville le style du monument est clairement antérieur au décès du second prétendant ! Il l’attribue donc à Maurice et ajoute : « J’ai trouvé dans les archives départementales un sceau de cet archevêque, sur lequel il est représenté : l’image du sceau et la statue du tombeau offrent la plus complétés analogie.« 

Cependant en 1912, Maurice Allinne, archéologue et conservateur du Musée des Antiquités et des monuments historiques de la Seine-Inférieure, affirme que ce tombeau est en fait celui de d’Hugues d’Amiens, Archevêque de Rouen de 1130 à 1164.

Ce tombeau aurait, en effet, été initialement installé dans la cathédrale romane pour abrité les restes d’Hugues d’Amiens. Puis, après l’incendie de 1200, démonté lors de la démolition du chœur roman, pour être remonté dans la nouvelle cathédrale gothique, à son emplacement actuel, pour recevoir la dépouille de Maurice.

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Tombeau de Monseigneur Thomas

Posté par rouen1900 le 22 février 2015

Cardinal Thomas

 

Léon Thomas est né le 29 mai 1829 à Paray le Monial. Ordonné prêtre en 1850 à Autun, il étudie  la philosophie puis la théologie au séminaire. Docteur en théologie en 1856, il devient la même année vicaire général d’Autun et archidiacre de la Cathédrale.

En 1867, il reçois l’évêché de la Rochelle et devient le plus jeune évêque de son temps. Puis en 1884, il accède à l’Archiépiscopat de Rouen.

Promu Cardinal en 1893 par Léon XIII, il décédera un an plus tard le 9 mars 1894 et sera inhumé dans sa Cathédrale.

Après maintes tergiversations sur l’emplacement de son monument funéraire, celui-ci ne sera inauguré qu’en 1911. Placé dans la chapelle Sainte Catherine, au Sud de la Cathédrale, le bombardement du 19 avril 1944 lui fut fatal.

Aimé des rouennais Monseigneur Thomas n’a cependant jamais vraiment pu sortir de l’ombre de son prédécesseur le Cardinal de Bonnechose.

On retiendra surtout de son action la reprise du projet de monument dédié à Jeanne d’Arc. Celui-ci lancé en 1868 prévoyait la construction d’un monument à la mémoire de l’héroïne nationale (que l’on redécouvre alors depuis quelques années seulement et qui ne sera béatifié qu’en 1909 et canonisée en 1920) au centre de Rouen prés des vestiges du château dans lequel elle avait été engeôlée. Tombé dans l’oubli pendant la guerre contre la Prusse, le projet fut repris par l’archevêque qui le déplaça à Bonsecours près de la Basilique (qui n’est alors qu’une église paroissiale, bien que le pèlerinage qu’elle accueil soit déjà ancien).

C’est d’ailleurs à Bonsecours que l’on trouve le « Gros Léon », une énorme cloche qui porte le prénom du Cardinal Thomas. Prévue pour être placée dans le clocher de la Basilique elle s’avéra finalement trop lourde puis y être élevée et resta finalement au pied de l’édifice… Ce qui ne l’empêche pas cependant de sonner les heures depuis 1892 !

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Tombeau de Henri Le Jeune

Posté par rouen1900 le 20 janvier 2015

tombeau de Henri le Jeune

Né à Londres le 28 fevrier 1155, Henri le jeune est le second fils d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine mais devient héritier du trône d’Angleterre dès 1156 à la mort de frère Guillaume.

Fiancé à l’age de trois ans, il se marié deux ans plus tard en 1160 à Marguerite de France (elle même âgée de deux ans…), première fille de Louis VII de France et de Constance de Castille. Des lors, d’Henri II peut entrer en possession du Vexin Normand qui constitue la dot sa belle-fille.

Après avoir été instruit par Thomas Becket, Henri le Jeune est associé au trône et couronné dès 1170, puis une seconde fois en 1172 à la demande de Louis VII qui souhaite que sa fille soit elle aussi aussi couronnée reine d’Angleterre.

Après une période de rébellion contre son père entre 1173 et 1174, Henri le Jeune entre en conflit en 1182 contre son frère Richard, dont il jalouse la prospérité en Aquitaine.

Alors qu’il se livre au pillage des terres de celui-ci (Angoulême, Monastère de Grandmont, Sanctuaires de Rocamaour…) Henri le Jeune tombe malade et meurt de la dysenterie le 11 juin 1183. Sa disparition met fin à la rébellion en Aquitaine, et écarte le conflit qui se prépare entre les rois d’Angleterre et de France.

Selon ses volontés, ses entrailles sont déposés en l’abbaye de Charroux (Vienne) et sa dépouille est transportée à Rouen. Cependant des miracles ont lieu sur le passage de son corps, on envisage alors de le canoniser… Arrivé au Mans, l’évêque du lieu entrevoit les avantages a inhumer un futur saint dans sa cathédrale et s’empare de sa dépouille. Un mois plus tard cependant, sur l’insistance d’Henri II et des Rouennais, le corps d’Henri le Jeune est finalement transférée en la Cathédrale de Rouen.

Alors que ses restes ont depuis longtemps disparu, le tombeau de Henri le Jeune, que l’on voit aujourd’hui dans le déambulatoire de la cathédrale n’a plus grand-chose d’authentique : le gisant, détruit en 1733, a été refait au XIXème siècle. Les débris du gisant d’origine ont quant à eux été retrouvés en 1866 par l’Abbé Cochet et ont servi de modèle pour la reconstruction du gisant de Rollon détruit par les bombardements de 1944.

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Statues de Sainte Marthe et Sainte Marie Madeleine

Posté par rouen1900 le 2 janvier 2015

saintes marthe et marie madeleine

Voici deux statues de saintes présentes dans la cour des Libraires et représentant Sainte Marthe à gauche et Sainte Marie Madeleine à droite.

Sainte Marthe était la sœur de Saint Lazare et de Sainte Marie de Bethanie qui, après la mort du Christ, s’installèrent tous trois en Provence. A Tarascon, Sainte Marthe combattit la Tarasque, animal fabuleux, mi-dragon mi-poisson, qui terrorisait la région. Sainte Marthe est ainsi représentée avec la Tarasque à ses pieds.

Sa sœur Marie de Béthanie est dans le culte catholique assimilée à Marie de Magdala (Marie Madeleine) et à la pécheresse, à l’origine anonyme, dont il est question dans l’évangile selon Saint Luc. C’est le pape Grégoire le Grand qui au VIème siècle décida que ces trois femmes n’en feraient plus qu’une ! Elle est ici représentée avec une tour (magdala en hébreu).

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