Caserne Pelissier

Posté par rouen1900 le 30 janvier 2015

caserne_pelissier1

 

C’est en 1818 qu’un quartier de cavalerie prie possession de l’ancien Prieuré de Bonne Nouvelle, compris entre l’actuel boulevard de l’Europe et la rue Brisout de Barnouville.

Bien qu’elle repris le nom de cet ancien prieuré, la prison construite au XIXème, est située à l’écart de son emplacement historique.

C’est en hommage au Général Pelissier né à Maromme en 1794 que fut donné ce nom à la caserne.

Démolie en 1974, son souvenir ne subsiste aujourd’hui que dans l’appellation de la Rue du 74ème Régiment d’Infanterie et dans celui du Mail Pelissier.

Depuis sa désaffection le nom de Pelissier est porté, plus ou moins officiellement, par la Caserne Richepanse.

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Pour en savoir plus sur les autres casernes : Casernes et militaires.

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Casernes et Militaires

Posté par rouen1900 le 14 janvier 2015

caserne1   caserne2

Ces deux cartes postales sont des cartes-photos éditées par le photographe G. Belleville dont le studio était situé rue Boucher de Perthes à deux pas de la Caserne Richepanse.

La présence militaire à Rouen est évidemment bien antérieure à ces clichés. Au début du XVIIIème siècle les troupes étaient logées directement chez les rouennais. Afin de mettre un terme à cette cohabitation difficile et de soumettre les soldats à une discipline militaire plus stricte, l’autorité royale décida la construction de casernes.

La première, la Caserne Saint Sever était à l’emplacement approximatif de notre actuelle Cité Administrative. Elle fut construite de 1713 à 1729 et agrandi en 1774. En 1818 on réquisitionna les bâtiments de l’ancien Prieuré Bonne Nouvelle (future Caserne Pelissier).

La concentration des casernes rive gauche posait un problème : lors des périodes de crue, la Seine devenant infranchissable, les casernes se trouvaient isolées de la ville et les soldats ne pouvaient plus assurer le contrôle de la population et la répression des soulèvements, encore fréquents dans les périodes de chômage et de famine.

L’intendant décida donc la construction en 1776 d’une nouvelle caserne, rive droite, à l’emplacement du Pré aux Loup (future Caserne Jeanne d’Arc).

Pendant la seconde moitié du XIXème d’autres casernes furent crées rive droite : Casernes Hatry, Trupel et Philippon.

Rive gauche, la construction de la gare d’Orléans en 1898 provoqua la destruction de la Caserne Saint Sever. Quelques années auparavant cependant deux nouvelles casernes avaient été crées : la Caserne Richepanse et la Caserne Duvivier.

Jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale ces casernes abritèrent principalement les 39ème et 74ème Régiments d’Infanterie. André Maurois, conscrit de 1903, témoigna de la rivalité entre les deux régiments : « Pour moi, homme du Sept-Quatre, tout homme du Trente-Neuf était mal astiqué, tout officier ignorant de la tactique, toute coutume régimentaire bizarre. C’était un autre monde, presque inintelligible. Ils boutonnaient leurs capotes à droite quand nous boutonnions les nôtres à gauche ; leur demi-tour était lent, leur maniement d’armes absurde et leurs refrains régimentaux affreux. »

Peu de caserne subsistent aujourd’hui : la Caserne Duvivier n’a pas survécut aux bombardements de 1944, la Caserne Pelissier a été abattue pour faire place à des immeubles de logements, la Caserne Richepanse, démolie en partie, conserve quelques bâtiments abritant des services municipaux.

La Caserne Hatry fut détruite au profit d’une nouvelle caserne de gendarmerie adaptée au besoin du temps… La Caserne Trupel servie pendant longtemps de garage municipal avant d’être abandonnée depuis 2001…

La Caserne Philippon abrite toujours l’Armée. Quant à la Caserne Jeanne d’Arc elle accueille aujourd’hui le Conseil Régional.

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