Monument des Freres Berat

Posté par rouen1900 le 30 mai 2015

Monument Freres Berat

Inauguré dans le square Solferino le 1er octobre 1905 ce monument est l’œuvre de l’architecte Georges Bourienne et du sculpteur Alphonse Guilloux. C’est une pierre levée peu dégrossie dont l’aspect brut fait écho aux rochers formant la cascade du bassin. S’en détache une branche de pommier portant une lyre rappelant la musique de Frédéric Berat et un palette faisant quant-à elle référence aux dessins de son frère Eustache.

Frédéric est né 11 mars 1801. Il quitte Rouen, ses études achevées, et s’installe à Paris ou il est employé dans un commerce de textile rue du sentier puis à la Compagnie du Gaz. Il occupe son temps libre à l’écriture de chansons et fréquente la goguette parisienne de la Lice Chansonnière ou il les interprète parfois. Lié d’amitié avec le chansonnier Béranger, il rencontre le succès avec La Lisette de Béranger, Les Nouvelles de Paris, Mimi Pinson, Ma Prison, Bonne Espérance, Le Départ, La Montagnarde, Le Retour du Petit Savoyard ou encore Le Berger Normand. Mais c’est surtout Ma Normandie (souvent appelé J’irai revoir ma Normandie) qui, composée en 1836 pour Loïsa Pujet, restera dans les mémoires au point même de devenir l’hymne officiel de Jersey. Décédé à Paris le 2 décembre 1855, il est inhumé au cimetière du Père Lachaise.

Eustache est, quant-à lui, né le 4 décembre 1791 et devint professeur de dessin au Lycée Corneille. Il est également connu pour ses illustrations et ses caricatures. Autres talents à son actif :  il est également connu comme guitariste et chansonnier. C’est, en effet, l’auteur de plusieurs chansonnettes populaires à leur époque comme l’Amour Marchand de Meubles, Le Feu, Colette Vaut Mieux Que Cela, mais surtout J’ai Retrouvé Man Coutiau. Il est décédé à Granville le 22 novembre 1884.

Parmi les sept enfants de Jean-Charles Berat, négociant en cuir, huile et bleu de Prusse, rue Saint Etienne des Tonneliers, on compte en plus de Frédéric et d’Eustache : Charles Antoine (1789-1868) et Louis Narcisse (1792-1842) tout deux négociants qui prennent la suite de leur père ; Théodore (1797-1881) employé au gaz et à ses heures poète et compositeur de musique ; Justine (1798-1871) qui en 1820 devient l’épouse de l’imprimeur Emile Periaux (lui même fils de l’imprimeur et mathématicien Pierre et frère de Nicétas, auteur de l’indispensable Dictionnaire des Rues et des Places de Rouen) ; Eugène (1804-1880) écrivain.

Très érodé le monument a été retiré du Square Verdrel et attend actuellement dans les réserves municipales…

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Pour en savoir plus : l’article de publié sur le site du P’tit Pat Rouennais, dans lequel Daniel Caillet fait le point sur une éventuelle restauration et remise en place de ce monument et l’article très complet de Laurent Quevilly sur la chanson Ma Normandie.

 

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