Statue de Pierre Corneille

Posté par rouen1900 le 30 avril 2015

Statue de Corneille 1     Statue de Corneille 2

Cette statue de Pierre Corneille fut sculptée par David d’Angers et fondue par Honoré Gonon en 1834 grâce à une souscription publique.

Elle fut placée au milieu du nouveau pont de pierre, à l’extrémité de l’île Lacroix.

Inaugurée le 19 octobre de cette même année en présence du roi Louis-Philippe, des princes de la maison d’Orléans et du Maire de Rouen, Henry Barbet, on cella dans le piédestal une boite en cuivre contenant des pièces de monnaie ainsi que la liste des souscripteurs et les œuvres complètes de Corneille !

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle survécu au dynamitage du pont. Malheureusement les autorités allemandes décidèrent d’envoyer à la fonderie les statues pour en récupérer le métal !

Une série d’événements incongrus vint cependant contrecarrer ce destin funeste. Les Allemands avaient estimé son poids à 1,5 tonnes, alors qu’elle en faisait presque 5. Le palan, mis en place pour la déplacer, supportait 2 tonnes et la statue tomba dans la Seine ou elle s’enlisa ! Faute de pouvoir la remonter d’un seul bloc on décida de la découper en trois morceaux. De longs mois furent nécessaires pour ces travaux et le jour du départ pour l’Allemagne, le camion tomba en panne… On appris ensuite le débarquement allié et les différents blocs de la statue de Corneille restèrent à Rouen !

Réassemblée et restaurée elle fut, en 1957, installée devant le nouveau Théâtre des Arts où elle demeure encore aujourd’hui.

Rouen possède deux autres statues de grand écrivain: l’une dans la cour du Lycée Corneille et l’autre dans l’Hôtel de Ville.

Une Réponse à “Statue de Pierre Corneille”

  1. Caillot dit :

    Pendant la guerre, âgé d’environ dix sept ans, j’étais employé dans une petite entreprise de serrurerie, une fabrique familiale de coffres forts et autres activités, dont les patrons associés étaient deux frères Italiens, leur comptable était leurs sœurs et un de leur frère était un de leurs ouvriers de haut niveau.
    Les Allemands de la place de Rouen avaient souvent recours à leurs activités, pour entre autres démonter les statues de bronze situées un peu partout dans les rues et places de la ville, afin de les refondre pour leur besoins militaires. Cela se faisait de nuit pour ne pas être hué par la foule agressive, qualifié de collaborateurs et de toutes les injures et malédictions possibles. Le plus paradoxal était que mes deux patrons et leurs frères qu’ils employaient, faisaient partie d’un maquis, qui si ma mémoire est bonne, était le maquis du château situé au village de « Ry » près du « Vaudreuil »

    Comment la statue « Corneille » échappa-elle aux allemands :

    Pour dire plus sur ce que les allemands exigeaient de ces patrons, la statue la plus grosse que nous eûmes à déplacer, fut la statue de Corneille ».
    La statue de Napoléon bien plus importante, avait une renommée auprès des allemands, qui assurait qu’elle ne serait pas fondue, toutefois pour l’instant.
    La statue Corneille était sur un socle à plusieurs mètres de haut, éloignée de la pointe de l’ile la Croix et des rives de la seine d’environ 50 à 60 m.
    Elle devait être fondue. C’est alors qu’au cours des travaux de levages, à cause de son énorme poids, elle emporta un chemin de roulement de six bastings, de fortes dimensions, qui se brisèrent comme des allumettes et emporta au passage une « chèvre de levage », avec un énorme fracas, en passant à moins d’un mètre de moi et atterri dix sept mètres plus bas, sur le reste des fondations du pont Corneille, qui avait sauté en 1940. Le socle en fut vrillé et un petit morceau de bronze de la longueur d’un avant bras se détacha de son dos.
    Il est à penser que ce morceau fut le dernier de l’assemblage de la statue (Qui est évidée) pour faciliter le passage d’un coffret dans lequel nous avons trouvé un parchemin et une médaille apparemment en or, exaltant ainsi son inauguration.

    Ce ne fut pas une action préparée pour sauver la statue, mais un mauvais calcul du poids de celle-ci et de notre équipement trop hâtif. Nous avions encordé la statue à un arbre situé derrière, sur la pointe de l’ile, afin de la retenir. Elle avait été soulevée afin de passer les six bastings sur lequel quelques tubes devaient servir de moyens de roulement.
    Au préalable nous avions monté une chèvre (Deux futs d’arbre installés en forme de but de rugby puis de ceci fut passée une corde en nœud coulant autour de son cou afin de la descendre à la verticale environ 18 m plus bas sur le fondement qui restait du pont.
    Par son poids, la statue fléchie les six bastings. Cela créa une faible pente qui amorça le roulement. En quelques secondes la corde de retenue céda et bondie comme un serpent, les six bastings éclatèrent comme de vulgaires allumettes. La statue piqua du nez, puis fut retenue une fraction de seconde par la corde de la chèvre qui la redressa. Enfin elle disparue comme un projectile en vrillant sa base sur les pierres de la destruction du pont, qui sauta lors de l’évacuation en 1940, sans marquer aucun temps d’arrêt ni ralentissement.
    Cet incident causa un retard, auquel s’ajouta l’opération, qui prévoyait pour les temps futur d’une refonte, par un moulage de cette statue, suite à un accord qui fut conclus avec les allemands.
    L’empreinte du moulage la tête de Corneille, fut volontairement, fortement compliquée. Celle-ci resta longtemps, cher le modeleur.
    Le reste de la statue, le socle et le siège (De 4 tonnes) d’une part et le corps de Corneille pour une autre part, fut stocké dans notre atelier, recouvert de grandes toiles, de pièces de bois, de métaux. Bref de tout ce que l’on avait pu trouver pour camoufler toutes ses parties accolées contre les murs.
    J’ai vu plusieurs fois dans l’atelier, un officier allemand demander avec insistance, à ce que la statue leur soit livrée, même en morceaux. Il n’en fut rien.
    Elle était divisée en trois morceaux, dont le buste, le corps scié un peu au dessus des chevilles et le socle en bronze avec le fauteuil qui à lui seul, pesait environ 4 tonnes.
    Et chaque fois, un des patrons assurait qu’il ne pouvait pas la livrer à cause du modelage en cours qui en retenait chaque pièce, alors que pendant leur discutions, nous pouvions en voir dépasser d’un fouillis, une petite partie par ci, par la, parce qu’à l’usure du temps, elle se découvrait de plus en plus.
    Nous avions eut aussi la statue de Boieldieu de nombreux mois dans l’atelier, recouverte elle aussi de tous les matériaux possible pour la cacher.

    Ces deux patrons, deux frères, d’origine italienne, nommés « RETAGLIATI » dont le plus âgé « Henri », chef d’atelier, était marié et avait adopté un enfant surnommé « Riton », et le second, « Gaston » célibataire, était l’homme d’affaire de l’entreprise. Puis un autre frère (Dont j’ai oublié le prénom) qui était ouvrier de haut niveau et travaillait à l’atelier. Ils furent pressentis, faisant parti du réseau de résistants de Ry.

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