Ecole de Médecine et de Pharmacie
Posté par rouen1900 le 8 avril 2015
Si un enseignement médical est délivré à Rouen depuis le XVIème siècle, ce n’est qu’en 1854 que l’Ecole de Médecine et de Pharmacie pris possession d’une partie de l’Enclave Sainte Marie, autrefois Couvent de la Visitation. L’année suivante on inaugura un nouveau bâtiment : celui qui figure sur cette carte.
Malgré cette nouvelle construction les cours continuèrent à être dispensés à plusieurs endroits de la ville, notamment rue des Arsins, à l’Hôtel Dieu (actuelle Préfecture) ou encore à l’Hospice Général (actuel CHU Charles Nicolle). Au début du XXème siècle lorsqu’il s’agira de réorganiser l’enseignement médical, Paul Petit se souviendra : « J’ai trop souffert au cours de mes études des promenades forcée que nous devions exécuter pour nous rendre d’un cours à un autre, allant tantôt à l’Hôtel Dieu, puis à l’Hospice Général, enfin à Sainte Marie, pour ne point approuver la réorganisation de l’école et applaudir au regroupement de tous les services ».
Ce n’est cependant que dans les années 1980 que l’Ecole de Médecine et de Pharmacie déménagera définitivement.
Depuis une partie des bâtiments sert de réserve au Muséum d’Histoire Naturelle. Le reste se dégrade lentement…
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Dans la Cours, on trouve un monument aux Morts dont voici la transcription :
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ECOLE DE MÉDECINE ET DE PHARMACIE DE ROUEN MORTS DE LA GRANDE GUERRE
ETUDIANTS ET ANCIENS ÉTUDIANTS DE L’ÉCOLE
- CARON Pierre, médecin, Bras Sous Verdun 1916 ;
- CARRÉ Jean, pharmacien, Saint Quentin 1917 ;
- CERNE André, sous-lieutenant, médecin, Verdun la Caillette 1916 ;
- CLAVERIE Bernard, médecin, Verdun ;
- DEBRAY Jacques, médecin, Somme 1916 ;
- DELAMARE Marcel, médecin, Aix Noulettes 1915 ;
- DEPRET Raoul, médecin, Bras sous Verdin 1916 ;
- GIBOURDEL René, pharmacien, 1918 ;
- GIRARD Joseph, médecin, 1916 ;
- LANCESSEUR Robert, médecin, Verdun 1916 ;
- LEBLOND Raymond, médecin, Verdun 1916 ;
- LENE Marcel, médecin, La Provence 1916 ;
- LEPICARD Sosthenes, médecin, 1918 ;
- MONPEURT Henri, médecin, Oise 1918 ;
- PERCEPIED Jean, médecin, Dardanelles 1915 ;
- TOUZE Etienne, sergent, pharmacien, Cote 304 Verdun 1917 ;
- VENNIN Henri, médecin, 1918 ;
- VETU Maurice, médecin, Notre Dame de Lorette 1915 ;
MÉDECINS OU PHARMACIENS NON ÉLÈVES DE L’ÉCOLE SEINE INFÉRIEURE ET EURE
- DARONDEL, pharmacien, Verdun 1916 ;
- DEBAINS Ernest, pharmacien, Beaurieux 1918 ;
- DUMANS Joseph Louis, pharmacien, 1916 ;
- DUPRAT René, médecin, 1917 ;
- FAYET, médecin, Salonique ;
- PARENT Rémi, médecin, Aix Noulettes 1916 ;
- RONDEAU, pharmacien, 1919 ;
- VANNEREAU, pharmacien, 1917 ;
FILS DE MÉDECINS
- BOUTARD Pierre, Moroeuil 1915 ;
- CARON, frère de Pierre, Mesnil les Hurlus 1915 ;
- DARDEL René, Prosnes 1917 ;
- DIDIER Charles, Sous-Lieutenant, Hauts de Meuse 1914 ;
- DUCASTEL André, Sapigneul 1914 ;
- DUCASTEL Paul, Berry au Bac 1914 ;
- DUCASTEL Henri, Ferme du Choléra 1915 ;
- HALIPRÉ Jean, Aisne 1917 ;
- LEROY Pierre, Courcy 1914 ;
- LORENTZ Jean, Fort de Douaumont 1916 ;
- MACKIEWISCZ Joseph, Marne 1914 ;
- MACKIEWISCZ Pierre, Guise 1914 ;
- MONIQUE Robert, Berry au Bac 1915 ;
- OURSEL Léon, 1916 ;
- OURSEL René, Bois du Roi 1918 ;
- PIGACHE Georges, Neuville Saint Vaast 1915 ;
FILS DE PHARMACIENS
- ANCEAUME Roger, Fort de Vaux 1916 ;
- BEAUDOUIN Marcel, sous-lieutenant, Sommepy 1918 ;
- DURAND Maurice, capitaine, Beausejour 1915 ;
- HAREL André, Bouchavesne 1916 ;
- PEPIN Joseph, Dormans Fisme 1918 ;
- VALOIS Louis, Bouvigny 1915 ;







Bonjour,
Je vous remercie pour la qualité de ce blog dédié à Rouen et son histoire. Quel travail !
Je suis par ailleurs surpris, en lisant la liste des élèves et pharmaciens ou anciens élèves morts pour la France durant la Grande Guerre, de ne pas y lire un nom : Ursin Henri BEURIOT (1893-1919). Mort à l’hôpital maritime de Cherbourg, il avait été élève en pharmacie à Rouen puis commis pharmacien place Henri IV à Rouen.
Merci pour toutes ces recherches.
Cordialement
Bonjour Guillaume,
Merci pour l’intérêt que vous portez à ce blog.
Je vous confirme qu’Ursin Henri BEURIOT n’apparait pas sur le Monument aux Morts de l’Ecole de Médecine et de Pharmacie de Rouen.
Il semble cependant y avoir été élève. Son registre matricule indique en effet « élève en pharmacie » domicilié à « Rouen, 251 rue Eau de Robec » en 1913.
Deux hypothèses pour tenter d’expliquer cette absence :
- la fiche Mort Pour la France SGA indique qu’un avis de décès a été transmis à la mairie de Bolbec, ou habitait sa mère, et à la mairie d’Yebleron, ou il est né. Les autorités rouennaises avaient elles connaissance de ce décès lors de la construction du monument ?
- certains soldats morts de maladie contractée en service ou des suites de blessures après la signature de l’Armistice, ont parfois mis plusieurs années avant de recevoir la mention Mort Pour la France. Peut être ne l’avait il pas encore lors de la construction du monument ?
J’ai souvent constaté l’absence de certains noms sur les Monuments aux Morts communaux. A contrario certains soldats figurent sur les monuments sans avoir reçu la mention « Mort Pour la France »… Il semble que dans bien des cas, en l’absence de famille résidant sur place, certains soldats étaient malencontreusement oubliés…
Registre Matricule, AD 76 : http://recherche.archivesdepartementales76.net/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_ad76%2Fdatas%2Fir%2Fserie_R_affaires_militaires%2FFRAD076_IR_R_001R_registres_matricules.xml&page_ref=3396951&lot_num=1&img_num=1&index_in_visu=
Fiche Mort pour la France, SGA : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005239d95473f7e/5242bc40a5a6d
Cordialement