Couvent Sainte Claire

Posté par rouen1900 le 4 mars 2015

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Les clarisses s’installèrent rue Saint Hilaire en 1485.

En 1513, elle profitèrent de la construction de l’aqueduc de Carville (qui amenait au cœur de Rouen l’eau de la source du Roule à Darnetal) pour aménager un branchement leur permettant d’alimenter leur couvent en eau ainsi qu’une fontaine sur le mur de leur maison dont jouissaient les habitants du quartier.

Leur quiétude fut mise à mal en 1612, lorsque le Couvent des Pénitents s’installa à quelques mètres de là. Parmi les nombreux motifs de discorde on note que la cloche des Pénitents sonnait trop souvent ! Plus grave en 1633 la justice dut intervenir et ordonna aux Pénitents de fermer les jours pratiqués dans leur clocher et par lesquels ils regardaient chez leurs voisines…

Les clarisses respectaient scrupuleusement leur vœux de pauvreté : lors de l’établissement de l’inventaire de leurs biens par l’administration révolutionnaire on ne trouva dans leurs cellules qu’une paillasse et deux couvertures par religieuse.

Fermé en 1791 le couvent fut affecté à différents usages et peu à peu presque entièrement détruit. Aujourd’hui seul subsiste une partie de leur chapelle transformée en habitation dans la rue Sainte Claire, ainsi que le portail du couvent qui fut transporté en 1908 en haut de la rue Louis Ricard, à l’entrée du square bordant le Musée des Antiquités.

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Dernières Nouvelles (de 1900 !) :

« Un commencement d’incendie s’est déclaré hier soir, vers sept heures trois quarts, impasse Sainte-Claire, 6, dans l’ancienne église de ce nom, occupée, il y a une quinzaine d’années par un fondeur et transformée actuellement en habitations ouvrières.
Le feu a été communiqué a la toiture par une étincelle se dégageant d’un poêle qui se trouvait dans un appartement du troisième étage, occupe par Melle Aubelle, confectionneuse de sacs en papier.
Grâce aux prompts secours qui ont été immédiatement organisés par le brigadier de police Dumesnil accompagné de plusieurs agents, et par les sapeurs-pompiers du poste central, sous les ordres du capitaine Virlouvet et du lieutenant Busnel, accourus sur le chariot de premier départ, le feu a pu être éteint après une demi-heure de travail.
C’est a la rapidité des secours et aux mesures prises qu’un vaste pâte d’immeubles, pour la plupart de construction aussi légère que vieille, a dû de ne pas être détruit.
Les dégâts sont relativement peu importants. »

Journal de Rouen du 8 mars 1900.

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