Vue Générale sur le quartier Martainville

Posté par rouen1900 le 18 octobre 2015

Vue Générale sur le quartier Martainville

Dans « La Ville Évanouie, Rouen, un demi-siècle de vandalisme », Patrice Quéréel nous livre une description de cette carte : « Au premier plan, une partie du quartier qui va disparaitre [lors de la création de la rocade Est] : les rues du Chemin-Neuf, du Quai aux Celliers et du Mont Gargan. Vers la gauche une belle demeure à escalier saillant dans sa tourelle carrée. Cette maison donnera les niveaux en pans de bois de sa façade pour le Secteur Sauvegardé. On devine, plus à droite, les toiture de l’intéressante maison dessinée par Juliette Billard. Se devine ce qui faisait l’un des charmes de ce quartier, les petits jardins souvent pentus, joliment arborés. Au second plan s’impose la façade XVIIIe siècle de la Caserne Jeanne d’Arc, aujourd’hui Hôtel de Région, qui fait face à l’ancien « Champs de Mars », destiné à l’origine, comme son nom l’indique, aux exercices militaires« .

Maison Quai aux Celliers     Vue Générale sur le quartier

Quai aux Celliers, au N°6, une maison à pans de bois, immortalisée par Juliette Billard, avec les deux escaliers en saillie qui lui donnaient tout son charme.

plan quartier Martainville

Le Quartier Martainville tel qu’il existait autrefois.

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Fontaine Louis Bouilhet

Posté par rouen1900 le 30 juillet 2015

Fontaine Louis Bouilhet

Louis Hyacinthe Bouilhet, est né à Cany le 27 mai 1822. Camarade de Flaubert au collège de Rouen il devint plus tard son ami intime. Après l’abandon de ses études de médecine, Louis Bouilhet devint professeur de littérature et fut nommé conservateur de la Bibliothèque de Rouen.

On doit à Bouilhet plusieurs œuvres poétiques notamment Melaenis, Conte Romain en 1857, poème historique en cinq chants, dans lequel il décrit les mœurs romaines sous l’empereur Commode , puis Fossiles en 1858, dans lequel il utilise la science comme sujet pour sa poésie.

Également dramaturge, Bouilhet signa Madame de Montarcy en 1856 qui fut jouée pendant soixante dix huit soirées au théâtre de l’Odéon, puis Hélène Peyron en 1858 et L’Oncle Million en 1860. Ses autres pièces eurent moins de suces à l’exception peut être de La Conjuration d’Amboise en 1866.

Mais si Bouilhet tient une place importante dans l’histoire littéraire moderne c’est moins en tant qu’écrivain qu’en tant qu’ami de Maupassant et de Flaubert surtout. C’est d’ailleurs lui qui lui souffla l’idée de s’inspirer du fait divers de Delphine Delamarre pour créer Madame Bovary. Chaque semaine, pendant la gestation de ce roman, Flaubert soumettait à la critique de son ami les nouvelles pages de celui-ci. 

Chevalier de la Légion d’honneur, Bouilhet mourut à Rouen le 18 juillet 1869. Maupassant écrira à cette occasion :

« Il est mort, lui, mon maître ; il est mort, et pourquoi ?
Lui, si bon, lui, si grand, si bienveillant pour moi.
Tu choisis donc, Seigneur, dans ce monde où nous sommes,
Et pour nous les ravir, tu prends les plus grands hommes. »

Flaubert quant-à lui fera le siège du Conseil Municipal de Rouen pour obtenir la construction de cette fontaine sur le mur de la Bibliotheque, en mémoire de son ami qui en fut le conservateur : « En perdant mon pauvre Bouilhet, j’ai perdu mon accoucheur, celui qui voyait plus clairement que moi-même. Sa mort m’a laissé un vide dont je m’aperçois chaque jour davantage. »

Les deux amis reposent aujourd’hui au cimetière monumental de Rouen à quelques pas l’un de l’autre.

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Tour de Beurre

Posté par rouen1900 le 28 juillet 2015

Tour de Beurre

La Tour de Beurre, au sud la façade occidentale, est beaucoup plus récente (prés de quatre siècles) que la Tour Saint Romain au nord. Sa première pierre fut, en effet, posée le 10 novembre 1485 sous l’archiépiscopat de Robert de Croismare. Les travaux furent confiés à Guillaume Pontif, remplacé onze ans plus tard par Jacques le Roux qui les achèvera en 1506.

Son nom viendrait de la pierre utilisée pour sa construction, la pierre de Saint Maximin dans la vallée de l’Oise, dont la couleur jaune tranche avec celle de la pierre de Caumont, plus blanche, utilisée pour le reste de l’édifice. Une autre hypothèse plus rependue réside dans le mode de financement de cette construction : les habitants de Rouen avaient obtenus le droit de manger du beurre pendant le Carême en contrepartie d’une aumône destinée à l’érection de la Tour. Cette explication est également privilégiée pour expliquer la dénomination de la Tour de Beurre de Bourges.

D’âpres débats avaient agité le chapitre au sujet de la construction d’une flèche ou d’une couronne. Fidèle au style gothique flamboyant, la tour fut finalement coiffée d’une couronne octogonal, ponctuée de pinacles, qui tranche sur le plan carré des quatre niveaux inférieurs.

Un léger affaissement de terrain fit pencher cette nouvelle tour de quelques degrés vers le sud. Si ce fléchissement est peut visible sur la tour elle-même, il justifia cependant la reconstruction totale du portail central de la cathédrale.

Construite hors d’œuvre, à l’extérieur du collatéral sud, la base de la tour accueillait l’église paroissiale Saint Etienne de la Grande Eglise.

En 1923, à Chicago, la Tour de Beurre inspira la construction de la Tribune Tower.

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Trouver d’autres CPA de la Tour de Beurre sur Delcampe.

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Hôtel des Douanes

Posté par rouen1900 le 26 juillet 2015

douane

Pour faire face aux nécessités engendrées par le contrôle des marchandises transitant par le port de Rouen, un nouvel Hôtel des Douanes est construit entre 1826 et 1838 par l’architecte Isabelle sur le Quai du Havre, à l’angle de la Rue Herbiere.

La façade principale se composait d’un alignement de neuf arcades dont celle du centre formait un portail majestueux, lui même décoré de bas-reliefs figurant la navigation, l’industrie et la marine. Au dessus, deux sculptures de David représentaient, là encore, la navigation et le commerce. Une grande horloge rehaussait l’ensemble. Le toit, surbaissé, était caché par un garde corps en pierre donnant l’apparence d’un toit en terrasse.

La Douane fut en grande partie emportée dans le bombardement du 30 mai 1944. Cent quarante civils qui s’étaient réfugiés dans les caves du bâtiment trouvèrent la mort sous ses décombres

Quelques vestiges de l’Hôtel des Douanes existent cependant encore de nos jours. L’encadrement du portail central a été remonté sur le coté de la Halle aux Toiles et fait office de Monument aux Morts. Les deux statues de David ont elles aussi été sauvées et sont aujourd’hui exposées au Musée des Beaux Arts dans la Salle du Jubé.

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Eglise Saint Etienne des Tonneliers

Posté par rouen1900 le 24 juillet 2015

Saint Etienne des Tonneliers

Cette église, dont l’emplacement est aujourd’hui occupé par la place Jacques Le Lieur, fut à l’origine construite sur une petite ile de la Seine, plus tard rattachée à la rive droite vers le Xème siècle.

Initialement dédiée à Saint Léger, elle fut finalement placée sous le vocable de Saint Étienne. Son nom complet lui fut donné par la confrérie des tonneliers, nombreux dans ce quartier proche du port (les tonneaux, ancêtres de nos containers actuels, servaient en effet de contenants pour le transport des liquides bien sur mais aussi des matériaux solides notamment les céréales).

Littéralement enserrée entre les maisons environnantes, l’église ne laissait que peu voir son architecture extérieure à l’exception de sa chapelle nord est, chef d’œuvre du gothique flamboyant.

Saint Étienne des Tonneliers fut, comme bon nombre d’églises rouennaises, victime de la fureur des protestants en 1562. Elle bénéficia en 1654 de travaux de consolidation.

La paroisse fut supprimée dès avant la Révolution, en 1783, et le mobilier commença à être dispersé. En 1792, l’église, le presbytère et trois maisons en dépendant furent vendus comme bien nationaux.

L’église, dont la tour fut détruite, et la grande toiture remplacée par une toiture en dents de scie, servit à divers usages notamment d’entrepôt pour la Maison Cauvin Yvose, fabriquant de toiles d’emballage, bâches et sacs puis de centre d’accueil pour les déshérités où l’on servait la soupe populaire et enfin de garage pour les véhicules de la Compagnie Normande d’Autobus…

Menacée de destruction en 1937, l’édifice fut classé à l’inventaire des Monuments historiques en 1941, ce qui le sauva pour quelques temps. Pour peu de temps en fait ! Lourdement touché par les bombardement de la Semaine Rouge, ses vestiges, bien que conséquents, ne furent pas jugés asses dignes d’internet pour trouver une place dans le plan de reconstruction et furent, sous les coups de pioches, transformés en moellons destinés au remblai en 1947.

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